Culture
17:56 27 juin 2010

Gilles Moashk Kovacs: gardien de la tradition orale

Gilles Moashk Kovacs est connu à la Maison des Jésuites de Sillery. Il participe depuis plusieurs années aux diverses fêtes amérindiennes afin d’informer les visiteurs du site historique sur ses origines. M. Moashk Kovacs est innu, un animateur passionné et passionnant. Se qualifiant de gardien de la tradition orale, il a reçu l’enseignement des traditions de ses aînés.

Tous les samedis jusqu’au 24 juillet, l’animateur autochtone partagera avec le public différentes facettes des Premières Nations tout en démystifiant cet univers. «J’aime bien informer et créer des liens avec les non autochtones et les traditions, explique Gilles Moashk Kovacs. Je le fais pour rendre hommage à mes ancêtres et garder la culture et les traditions vivantes.»

 

Les visiteurs parcourent des yeux les différents artefacts et symboles exhibés. Il s’ensuit une discussion sur la signification, l’utilisation et l’origine des nombreux objets que possède l’animateur. La visite s’effectue en toute simplicité selon les points d’intérêt des participants.

 

Il semble que d’importants mythes et faussetés règnent toujours dans la perception qu’ont les Québécois. L’activité a pour principal objectif de permettre justement aux gens de connaître mieux les communautés autochtones. Par exemple, l’utilisation de drogues via les pipes sacrées, une fausse croyance que s’efforce à faire tomber M. Moashk Kovacs. «C’est un stéréotype répandu que de la drogue soit fumée avec ses calumets sacrés», déplore-t-il. L’objet rempli de tabac sert plutôt à remercier avant de faire une demande.

 

La prochaine animation aura pour thème les contes et légendes amérindiens le 3 juillet prochain. L’activité est remise au lendemain en cas de pluie.

Le Rapprochement

La Maison des Jésuites de Sillery propose jusqu’au 19 décembre l’exposition Le Rapprochement. Une vingtaine de photographies d’artistes autochtones au travail ou dans leur quotidien. Les œuvres des artisans sont également présentées. Comme le dit le titre de l’exposition, réalisée par un collectif de photographes non autochtones, il s’agit d’un regard positif sur les Premières Nations afin de diminuer les distances entre les deux peuples.

Le colletif composé de Suzanne Bourdon, Paul Brindamour, Robert Fréchette, Iva Zimova et Gabor Szilasi souhaite à l’aide de leurs œuvres favoriser l’amélioration des connaissances mutuelles, et ainsi contribuer à réduire les préjugés. C’est donc tout au long de la visite que les Premières Nations, Algonquine, Attikamekh, Cri, Hurone-Wendate, Innu, Micmac, Mohawk et Naskapi, sont présentées. «Le but, c’est de lier les Québécois et les communautés autochtones et d’arrêter de faire une coupure», mentionne Maryse Perron de la Maison des Jésuites de Sillery. Une panoplie d’activités, de rencontres et d’ateliers sur la vie autochtone durant l’été auront lieu en plus de l’exposition et des animations de Gilles Moashk Kovacs. Les activités sont gratuites.

Pour plus de détails sur l’exposition: http://collectiflerapprochement.com/Pour plus d’infos, vous pouvez visiter le site officiel de Gilles Moashk

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