Culture
14:00 22 décembre 2017

Épouser la peur sous un nom d’emprunt

Un nouvel auteur est né. Ray Fortin réalise un rêve en publiant son premier livre intitulé J’ai épousé la peur, sous le pseudonyme Nanou Dari.

Ray Fortin se raconte sous le pseudonyme Nanou Dari

Photo gracieuseté

Cette histoire s’inspire des expériences vécues par l’auteur originaire de la région de Québec. Le choix d’un nom d’emprunt vise à intriguer le lecteur. Nanou Dari, c’est moins commun, et donc, l’histoire a plus de chances d’attirer l’attention.

«Nanou vient du sobriquet qu’on donnait au cadet de la famille qui, malheureusement, est décédé en 2007 à l’âge de 48 ans. J’honore ainsi sa mémoire. Dari vient de l’anglais « daring », faire montre d’audace. Or, je considère audacieux cet ouvrage, au sens où je me raconte ouvertement sans faire de compromis», précise M. Fortin.

Cet ouvrage met l’emphase sur le parcours d’un homme qui, toute sa vie, n’a pas eu le courage de ses sentiments. Tel un jeune adulte qui a grandi trop vite, il s’interroge sur la nécessité de s’acclimater ou d’espérer une nouvelle vie. Élevé en milieu rural au sein d’une grande famille en l’absence du père et contraint de déménager en ville à 9 ans. Il se retrouve un jour en institution, jusqu’à sa sortie à l’âge de 18 ans.

Dans cette succession de dérobades et d’approches timides, le jeune Nanou trouve difficilement ses repères à travers ses fragments de vie. Il admet, sans ambiguïté, n’avoir jamais été l’ombre de l’homme qu’il aurait voulu être, tout simplement parce qu’il n’en a pas eu le courage. Trop tenaillé par la peur… qu’il a épousée.

François Cattapan


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