Culture
13:00 18 février 2014 | mise à jour le: 18 février 2014 à 13:00 temps de lecture: 3 minutes

Le Concours de musique de la capitale dans le rouge

Le Concours de musique de la capitale n’aura pas autant le cœur à la fête qu’il espérait pour célébrer son 30e anniversaire. L’événement perd en 2014 une importante subvention du ministère de la Culture, le privant de près de 20% de ses revenus. Sa situation financière est plus critique que jamais.

«Ça représente 11 000$ (sur les 13 000$ de subventions), car il y a une part venant de la Ville de Québec. Il y a deux, trois ans, le ministère a arrêté la récurrence du programme. Les aides au fonctionnement disparaissent. (…) On nous dit que les retombées ne sont pas suffisantes. Les institutions nous considèrent aussi comme des amateurs, mais les juges, les professeurs et les organisateurs sont des professionnels. D’anciens candidats ont maintenant une belle carrière professionnelle», détaille Christophe Lobel, directeur du Concours de musique de la Capitale.

«C’est la pire année jamais vécue. On fonctionne de semaine en semaine. On rame beaucoup pour sauver le bateau», illustre Nathalie Ferland, présidente du conseil d’administration et coordonnatrice de l’école de musique du Collège Jésus-Marie de Sillery.

Mme Ferland ajoute par ailleurs que les retombées économiques du concours, dont le budget frise les 64 000$, ne sont pas toujours directes. «Elles sont difficiles à chiffrer. Les spectateurs du concours – environ 2 500 – seront fort probablement de futurs mélomanes consommateurs de spectacles en salle», évalue-t-elle.

«On peut comprendre qu’il y a des compressions budgétaires, mais on n’a jamais eu de lettre officielle [du ministère de la Culture]. C’est très ordinaire», déplore M. Lobel.

Commandites

Voyant ses revenus fondre comme une peau de chagrin, les organisateurs du concours se sont retroussé les manches et ont réussi à obtenir 45% en commandites. «Le secteur privé répond bien; on est bien contents. Ultimement, on veut garder des tarifs d’inscription abordables, entre 50$ et 100$, pour ne pas que ce soit juste réservé pour l’élite. Mais en même temps, on subit une baisse de participants depuis les dernières années. On a en ce moment 225 inscriptions, mais d’autres devraient s’ajouter», précise le directeur du concours.

Les 225 inscriptions de 2014 représentent une baisse de près de 50 candidats par rapport à 2012, où le concours a accueilli 278 jeunes. La diminution est encore plus importante par rapport aux éditions de 2011 (327 jeunes) et de 2010 (299 jeunes).

Fondation

Depuis deux ans, les organisateurs mettent l’épaule à la roue pour mettre sur pied une fondation, dont les intérêts générés par le fonds serviraient au fonctionnement de l’événement. «Ça prend du temps à démarrer, une fondation. Avec 11 000$ en moins, on va être dans le rouge, et les jeunes participants pourraient écoper. Chaque année, on remet environ 10 000$ en prix et en bourses», a souligné M. Lobel.

«On envisage aussi de faire appel au portail de sociofinancement La Ruche. On y travaille», ajoute Mme Ferland.

Le Concours de musique de la capitale (auparavant nommé Concours provincial de musique de Sillery), qui se déroulera du 25 au 27 avril 2014 (épreuve préliminaire), accueillera près de 250 musiciens de 6 à 24 ans dans les volets régulier et défi. L’étape finale se déroulera le 10 mai.

Quelques anciens participants du concours

– Steve Barakatt

– Jing Wang (violon)

– Anne-Julie Caron (marimba et vibraphone)

– Stéphane Tétrault (violoncelle)

– Marianne Fiset (chant)

(Source: Concours de musique de la capitale)

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *