Culture
17:00 25 décembre 2017 | mise à jour le: 25 décembre 2017 à 17:00 Temps de lecture: 4 minutes

100 000 billets vendus pour Alexandre Barrette

17 décembre 2017. Aux alentours de 22 heures, Alexandre Barrette est retourné dans sa loge après la dernière représentation d’Imparfait.

L’humoriste Alexandre Barrette.

Photo gracieuseté Martin Morissette

Dix jours plus tôt, lors de son 25e et dernier spectacle de la tournée à la Salle Albert-Rousseau, il avait reçu un après-midi un billet platine pour avoir vendu 100 000 billets pour son deuxième one-man show.

En entrevue au Charlesbourg Express il y a quelques semaines, l’humoriste natif de l’arrondissement disait justement qu’il considérait avoir atteint «un autre niveau» dans sa carrière. Cette gratification vient appuyer ses paroles!

Alexandre Barrette a célébré cela en surprenant les citoyens de la Vieille Capitale. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, on le voit se pavaner au Cégep de Sainte-Foy à la cafétéria et à la bibliothèque. Ensuite, il joue les brigadiers. Au lieu de saisir un panneau d’arrêt pour demander aux automobilistes de s’arrêter, il a pris sa plaque.

L’égo

Sur le même média social, l’homme de 36 ans a publié un long message, le 12 décembre dernier, soit deux jours après le Gala les Olivier, où il est reparti les mains vides malgré trois nominations.

La publication a été «aimée» par plus de 7 700 internautes. L’humoriste s’est livré à ses fans dans un message profond et honnête. Voici les grandes lignes.

«Et bien que j’ai toujours dit que je n’accorde que très peu d’importance aux galas, j’ai été malgré moi un peu affecté. Je crois que les critiques positives sur mon spectacle m’avaient créé sans que je m’en rende compte des espoirs de gagner un Olivier. Depuis hier matin, à ma grande surprise, je ressentais une déception, limite une tristesse.

«Aujourd’hui, je marchais dans la rue. Il faisait froid, c’était une petite tempête. J’ai vu dans le porche d’un commerce vide, un matelas et un sac de couchage et une pancarte écrit «ne pas toucher svp». Il n’y avait personne mais peut-être cette personne allait revenir pour y passer la nuit. De voir ce petit lit de fortune, à l’air libre, appartenant à un humain dont les besoins essentiels [ne] sont même pas comblés.

«Ça a donné un violent uppercut à moi et ma petite peine d’humain sur-privilégié. J’ai réalisé que mon problème en était un d’égo de gros paquet de marde. De gars gavé aux tappes dans le dos et aux compliments. L’égo est une braise dangereuse sur laquelle il faut toujours garder un œil. Tous ces galas, trophées, reconnaissances, sont des souffles potentiels sur cette braise. L’humilité et l’empathie peuvent, quant à elles, éteindre cette braise.

«Dans ma tête, après cette belle tournée, gagner un Olivier aurait été la cerise sur le sundae. Faux. Gagner un Olivier aurait été les petits bonbons multicolores sur le crémage sur genre la 30e cerise sur le sundae. Bref, dommage que ça soit cette triste situation qui m’ait résonné. Je me suis promis de m’oublier un peu et de redoubler d’empathie et de générosité à l’avenir!»

Pour finir, Alexandre Barrette a pris le temps de féliciter plusieurs humoristes qui ont remporté un prix cette soirée-là. L’année 2018 risque d’être une autre année chargée. Il peaufinera l’écriture de son troisième spectacle qu’il souhaite présenter dès le début de l’an 2019. 

L’humoriste de Charlesbourg promet que la troisième tournée ne tardera pas.

Photo gracieuseté

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