Culture
15:46 12 février 2015 | mise à jour le: 12 février 2015 à 15:46 Temps de lecture: 4 minutes

Un mariage heureux

INDUSTRIE DU MARIAGE. Trente ans dans l’industrie du mariage, et Manon Verville n’en croit pas moins encore que chaque union est unique. Aussi la calligraphe designer travaille-t-elle à mettre sa créativité au service des histoires d’amour pour en révéler la couleur particulière, dans une alliance harmonieuse de mots et d’images qui, récemment, a valu à son entreprise d’être sacrée «plus belle papeterie» par la Canadian Wedding Industry Awards.

Quand Manon Verville fait ses premiers pas dans les coulisses du mariage dans les années 1980, elle découvre un milieu standardisé dominé par les hommes. Faire comme les autres, très peu pour celle qui se percevait déjà comme une artiste. La photographe autodidacte boudera donc les séances en studio pour privilégier les prises de vue extérieures, une pratique plutôt rare à l’époque. «J’ai défriché le terrain» analyse-t-elle a posteriori.

Pendant 10 ans, elle enfilera ainsi les contrats d’une fin de semaine à l’autre, jusqu’à ce que l’envie lui prenne de suivre une formation en calligraphie. De là allait naître l’entreprise Images et Mots Manon Verville en 1994, dont la création d’un premier livre de signatures pour un mariage a donné suite, progressivement, à toute une gamme de produits personnalisés: faire-part, menus, cartes de remerciements, marque-places, cadeaux d’invités, verres à vin calligraphiés et peints à la main… «C’est la collection, je pense, la plus complète et personnalisée qu’il peut y avoir [sur le marché]», estime aujourd’hui la femme d’affaires de Charlesbourg.

Et, si l’on en croit le prix qu’elle vient de recevoir de la Canadian Wedding Industry Awards, ce serait «la plus belle» aussi. Cette distinction, Manon Verville la prend comme la confirmation qu’elle ne s’est pas trompée de chemin, elle qui rêvait de suivre les traces de Denise Filiatrault. «C’est mon Félix à moi!», dira-t-elle en riant. Elle ne riait pas autant, par contre, quand est venu le temps de soumettre sa candidature; il s’en est fallu de peu pour qu’elle n’ose pas. «J’avais le goût de me faire juger, d’avoir l’heure juste sur mon travail, mais j’avais pas mal peur aussi, pour être honnête.»

Les hauts et les bas du mariage

Manon Verville n’est peut-être pas devenue Denise Filiatrault, mais elle aime à penser qu’elle joue le rôle de metteure en scène de mariages. Et puis, cette industrie n’est-elle pas aussi précaire que peut l’être le milieu artistique? «Je fais une cinquantaine de mariages par année, dément-elle au contraire. Ma plus grosse année, ça a été en 2009 avec 63 mariages. Ça fait 20 ans cette année [qu’Images et Mots existe], j’espère que je vais battre mon record!»

Certes, certaines périodes n’ont pas toujours été aussi fastes. À son souvenir, les années 1997-1998 ont connu un creux alors que les couples n’avaient encore le choix qu’entre l’église de leur paroisse ou le palais de justice. L’avènement des mariages gais dans les années 2000 a eu comme avantage d’autoriser des cérémonies plus libres. Il est désormais loin, le temps où noces rimaient avec salle paroissiale, se réjouit la calligraphe.

Tendances 2015 dans l’industrie du mariage

– Mariage de type champêtre chic

– Couleurs grisonnantes, avec des tons de pastel

– Dentelle

Un mariage réussi selon Manon Verville

Invitation

«C’est la carte d’affaires, le miroir du mariage. C’est la première chose du mariage que les gens voient.»

Repas

«Une bonne bouffe, c’est important.»

Musique

«Si on ne veut pas que le monde parte à 21h…!»

Photos

«C’est ce qui reste après le mariage…»

Pour plus d’info: imagesetmots.ca. À noter qu’Images et Mots étend ses services à tout événement spécial et au volet corporatif.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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