Culture
14:51 6 avril 2015 | mise à jour le: 6 avril 2015 à 14:51 temps de lecture: 4 minutes

«Attirer l’attention est un défi perpétuel» – Alain Fortier

ARTS VISUELS. Le 16 mai prochain marquera officiellement les 40 ans de la Société artistique de Charlesbourg (SAC). Depuis, sa mission n’a pas pris une ride: faire la promotion des arts visuels et rassembler artistes et amateurs d’art en un même lieu d’effervescence artistique.

«Au départ, ce sont des artistes qui ont voulu démarrer un regroupement pour avoir un lieu commun», rapporte Alain Fortier, président du conseil d’administration. La Ville de Charlesbourg leur donnera les clés de la maison qui portait alors le nom de son dernier propriétaire, Binet. S’y laisseront admirer les premières expositions, auxquelles s’ajouteront des cours dès 1981, au deuxième étage de la résidence qui sera alors rebaptisée Pierre-Lefebvre.

Les années 1980 amorceront un virage vers une plus grande démocratisation des services offerts par la SAC. On met en place des activités qui font appel à d’autres formes d’art comme la musique et la poésie, dans une volonté de collaborer avec les différents acteurs culturels du milieu et d’attirer un nouveau public vers les arts visuels. À ce titre, la programmation estivale qui prendra son envol à compter de 1988 suscitera dès le début un intérêt qui ne semble pas près de s’essouffler.

Le vingtième anniversaire de la SAC donne une voisine à la maison Pierre-Lefebvre avec la prise de possession de la maison Magella-Paradis. Les vocations des deux galeries seront complémentaires, privilégiant l’abstrait et les professionnels pour l’une, et le figuratif et les artistes en début de carrière pour l’autre. La programmation continuera de prendre de l’ampleur avec des démonstrations, des conférences, des ateliers et des activités spéciales. Au plus fort des troupes, ils seront plus de 350 membres.

D’avenir et de relève

«La Société s’est beaucoup dépensée à faire connaître les arts visuels», résume Alain Fortier à l’aube des 40 ans de l’organisme. Il ne cache pas la difficulté d’une telle mission, portée à bout de bras par des bénévoles. «Attirer l’attention est un défi perpétuel», admet-il alors que Pierrette St-Pierre, directrice à la galerie d’art du Trait-Carré, remarque un certain ralentissement en matière de pratique et de fréquentation des arts visuels.

Pour renverser la vapeur, la SAC entend notamment déployer ses efforts auprès de la jeune génération. Un concours en arts visuels a récemment été mis en place en collaboration avec des écoles secondaires, et devrait être suivi par d’autres initiatives pour intéresser les jeunes à ce type d’art. D’y trouver la relève de demain ne serait pas non plus pour déplaire à Pierrette St-Pierre, qui mène le fort depuis 20 ans.

La directrice comme le président sont conscients de l’aura de mystère qui entoure le domaine des arts visuels. Ils en appellent à une attitude d’ouverture. «Ce qu’on propose, c’est une rencontre avec les arts visuels, par des expositions, des activités et des cours. Si les gens se laissent séduire, peut-être se découvriront-ils un intérêt», espère Alain Fortier alors que Pierrette St-Pierre vante les bienfaits: «Les arts visuels, c’est une thérapie. Pendant que tu fais ça, tu ne penses pas à d’autres choses», conclut-elle avec une conviction qui, elle non plus, n’a pas pris une ride.

La Société artistique de Charlesbourg, c’est…

– des expositions variées

– des activités durant l’année

– des cours à la portée de tous

– un organisme géré par des bénévoles

Pour plus d’info: www.societeartistiquedecharlesbourg.com

Membre du Groupe Québec Hebdo

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