Culture
21:38 21 avril 2015 | mise à jour le: 21 avril 2015 à 21:38 temps de lecture: 3 minutes

Fous rires au salon mortuaire

THÉÂTRE. Du 14 au 17 mai, le Théâtre des aînés de Charlesbourg revient sur les planches de la salle Pierre-Garon avec une nouvelle création collective. Avec La dernière marche, la troupe joue d’audace en faisant du salon mortuaire le théâtre de sa plus récente comédie.

«Ce n’était pas mon sujet préféré, parce que c’était délicat… Mais en tout cas, que je me suis dit, on va relever le défi», avoue Claude Arcand en revenant sur les origines de ce projet pour lequel tous les membres de la troupe ont mis la main à la pâte, à commencer par le choix du thème de la pièce. De là, cinq d’entre eux se sont mis à l’écriture pour insuffler une bonne dose de folie à cette histoire de facteur qui, pendant la livraison du courrier, connaît une fin abrupte en ratant une marche d’escalier.

Toute une galerie de personnages plus «spéciaux» les uns que les autres défileront alors au salon mortuaire pour rendre hommage à celui qui repose désormais dans une urne en forme de boîte aux lettres. Encore que, entre «rendre hommage» et «faire des dommages», le souvenir du défunt risque d’en prendre pour son rhume.

«C’est presque une farce. De sorte qu’il n’y a pas personne qui va se reconnaître ou se rappeler de mauvais souvenirs», soutient M. Arcand qui, en plus de jouer un rôle dans la pièce, agit comme co-auteur et metteur en scène. Dans cette tâche, il est assisté par Lise Genest.

Création sur mesure

La dernière marche, le Théâtre des aînés y travaille depuis trois ans. Troisième création collective après Ben oui, ça change le monde et Le droit d’être vieux, il s’agit de leur œuvre la plus ambitieuse, ne serait-ce que par le nombre record de comédiens – 18 – qui y tiennent un rôle. Tout un défi de gestion pour le metteur en scène, admet le principal concerné.

Mais voilà, pas facile de dénicher un scénario qui sied aux contingences d’une troupe comme celle du Théâtre des aînés. «Notre gros problème, c’est de trouver une pièce adaptable pour des gens de notre âge. On peut bien se rajeunir un peu, mais de là à se rajeunir à 20 ans…», explique Claude Arcand sur les raisons qui ont poussé les membres à choisir la voie de la création originale cette année. Du reste, ce sont ces créations sur mesure qui ont remporté la plus grande faveur du public au fil des années.

La pièce est présentée à la salle Pierre-Garon les 14, 15 et 16 mai 20h, et le 17 mai à 14h. Les billets sont en vente à 15$ auprès de Ginette Racine: 418 623-0800, ginetteracine1949@gmail.com.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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