Culture
23:58 8 avril 2014 | mise à jour le: 8 avril 2014 à 23:58 temps de lecture: 3 minutes

Blue Daven’s Code: à fond la caisse

MUSIQUE – En mai, ils prendront la route vers l’ouest, à bord d’une vieille fourgonnette rouge, modèle 1995, trouée, qui rechigne à démarrer en hiver. «C’est pas grave, on a juste 2000 km à faire!», ironise Jesse Mercier, guitariste du groupe rock émergent Blue Daven’s Code. Ils auront, aussi, juste 16 spectacles à livrer en 18 jours, de Sherbrooke à Edmonton.

«C’est énorme», convient Jesse, sans préciser s’il parle de l’horaire de tournée ou de la charge imposée au vieux bazou. Chose certaine, ce rythme de travail s’accorde difficilement au mode de vie sex, drugs and rock n’ roll qui fait la réputation de beaucoup de rockers. Qu’importe: «On est des gars de party, mais on n’est pas tout croches», se défend le musicien qui, à l’instar des trois autres membres de Blue Daven’s Code âgés dans la jeune vingtaine, prend la carrière du groupe au sérieux.

Mais ils sont d’abord quatre amis «trippeux de musique», qui ont du plaisir à jouer ensemble – Mathieu Giroux (Gee) au micro et à la basse, Mathieu Gagné (Mat) et Jesse Mercier (Jesse!) à la guitare, et Jean-Pierre Parent (JP) à la batterie. C’est lorsque ce dernier se greffera au trio d’amis du secondaire, originaires de Charlesbourg, que la formation musicale connaîtra officiellement ses débuts, en 2012.

Du metal au vintage

Aux pratiques dans leur local à Beauport succéderont alors les spectacles, un premier mini-album, Wild Side, une tournée nord-américaine, des vidéoclips et, dans les derniers mois, une percée sur les radios canadiennes avec leur plus récent titre, Dangerous. Au fil des engagements, la conviction que c’est ce qu’ils veulent faire dans la vie, de la musique.

Cela, ils l’ont d’abord attaqué avec l’aplomb des nouveaux convertis, en injectant une dose d’heavy metal à leur rock: «On était plus agressifs», reconnaît Mat lorsqu’on aborde la question de leur premier vidéoclip, PhD, où on les voit assumer, mi-ironiques mi-provocants, les mythes des rockers qui partent sur la go. «On avait besoin de passer par le heavy», confirme JP, avant «d’attaquer avec un single plus radiophonique et commercial», complète Jesse en parlant de Dangerous, qu’il décrit comme du «rock avec une touche vintage».

Et le choix de l’anglais, c’est pour garantir leur rayonnement dans l’industrie? «Non. Nos racines, c’est la musique anglophone», corrige Jesse. «Même que ça nous ferme des portes à Québec, dans les radios», rétorque Gee. Ambitieux, mais pas au détriment de leur authenticité, donc. À l’image de leur vieille fourgonnette rouge qui poussera jusqu’à Edmonton, quoi.

Concours En route vers Heavy Montreal

Blue Daven’s Code jouera au Dagobert le 11 avril prochain, dans le cadre de la troisième édition du concours En route vers Heavy Montreal qui se déploie dans plusieurs villes. À cette occasion où ils se mesureront à trois autres formations finalistes, le public est invité à voter. Au terme du concours, deux gagnants auront la chance de se produire sur la scène de Heavy Montreal, en août, en plus de remporter chacun une bourse de 1500 $.

Pour suivre Blue Daven’s Code: https://www.facebook.com/thisisbdc et https://www.youtube.com/user/BlueDavensCode.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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