Culture
13:34 15 octobre 2014 | mise à jour le: 15 octobre 2014 à 13:34 temps de lecture: 3 minutes

Frissons garantis

JEU. Vampires, loups-garous et autres créatures maléfiques peuplent le monde de l’Inconnu, un univers parallèle à celui des humains que ces monstres cherchent à dominer. Cela, vous l’apprenez lorsqu’une organisation secrète vous invite à sauver l’humanité des griffes des envahisseurs. Bienvenue dans l’univers de Chill, un jeu de rôles américain dont les droits ont récemment été rachetés par un couple de Charlesbourg, Martin Caron et Renée Dion.

Chill est créé en 1984 par la compagnie américaine Pacesetter, qui en cèdera les droits à Mayfair Games après en avoir cessé la production. À cette époque, le jeu génère toute une gamme de produits complémentaires, en plus d’être traduit en français et en suédois. Lorsqu’il arrête d’être édité en 1996, il laisse dans le deuil toute une communauté d’adeptes à travers le monde, que plusieurs irréductibles continueront néanmoins de faire vivre par leur imagination.

Dont Martin Caron et Renée Dion, qui doivent d’ailleurs leur rencontre aux monstres de l’Inconnu. En 2012, le couple éprouve encore une pointe de regret pour cet univers laissé en jachère, dans lequel il continue de percevoir un fort potentiel créatif. «On n’a rien à perdre», se dit finalement Martin Caron en s’informant des droits de Chill auprès de Mayfair Games.

Pendant près d’un an, leurs demandes resteront lettre morte. Jusqu’à ce que Martin Caron envoie à la compagnie l’idée de projet dérivé que lui a inspirée l’univers du jeu de rôles. Cette fois, il reçoit une réponse. Quelques semaines plus tard, le 31 décembre 2012, sa conjointe et lui deviennent officiellement les propriétaires «d’un jeu de rôles qui a été vendu dans le monde entier», réalisent-ils à demi.

Une troisième édition?

La rumeur de la vente circulera rapidement dans la communauté des inconditionnels de Chill. Les propositions commencent à affluer, notamment d’un éditeur américain indépendant, Growling Door Games, enclin à lancer une nouvelle édition du jeu. Licence lui sera vendue en juin dernier, mais à la condition qu’«il faut qu’il respecte l’essence, l’univers, l’ambiance de Chill», signale Martin Caron, qui aura d’ailleurs la prérogative d’approuver le produit.

Mais voilà, la réalisation du projet coûte cher. Aussi est-il inscrit, du 1er au 31 octobre, sur la plateforme de sociofinancement Kickstarter. «Si on réussit à atteindre notre objectif de 25 000$ [US], on lance la troisième édition en août 2015 au Gencon, la plus grande convention de gaming aux États-Unis», lance Martin Caron avec un enthousiasme anticipé.

Du succès de la campagne dépendra également la traduction française du jeu, pour laquelle un éditeur d’outre-Atlantique s’est proposé. Si le couple se croise évidemment les doigts, il reste que la relance de ce jeu n’est que la première pépite de la mine d’or sur laquelle il a mis la main en acquérant les droits de Chill. Des projets pour faire revivre cet univers d’épouvante, il en a plein la manche. «Sky is the limit! », confirme Renée Dion.

Autres propositions reçues par le couple

– Fabrication d’une gamme de figures de métal représentant les personnages du jeu

– Création d’une trame sonore d’ambiance pour accompagner les séances de jeu

Pour suivre les actualités du jeu: facebook.com/chillrpg. Pour contribuer à la campagne de financement: kickstarter.com/projects/playattentiongames/chill-3rd-edition-a-horror-roleplaying-game.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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