Culture
19:13 19 mars 2013 | mise à jour le: 19 mars 2013 à 19:13 temps de lecture: 3 minutes

Être à la hauteur de son talent à la largeur du Canada

Il y a quelques années, Nathalie Mathieu hésitait à l’idée de participer à des compétitions de photographie professionnelle, par crainte de ne pas être à la hauteur. Cette année, au concours provincial annuel de la Corporation des Maîtres Photographes du Québec (CMPQ), elle est repartie avec, en poche, toutes ses photos primées, la médaille de bronze pour services à la profession, le titre de Maître Photographe Agréée et le poste de présidente du conseil d’administration de la Corporation au niveau provincial. Peur de ne pas être à la hauteur, disait-elle?

En 13 ans, Nathalie Mathieu reconnaît avoir beaucoup appris de son implication au sein de la CMPQ, un organisme sans but lucratif qui regroupe des photographes professionnels. D’abord, par l’intermédiaire des compétitions, où les œuvres soumises sont évaluées par cinq juges particulièrement exigeants. «Il faut être prêt à accepter la critique. Mais c’est hyper constructif. C’est une école. Et c’est aussi un bon outil d’autocritique», avoue la résidente de Charlesbourg. Ensuite, par les activités organisées, les conférences, les échanges, qui permettent entre autres de s’ouvrir à de nouvelles découvertes en matière de photographie.

«Portrait-bobo»

Cela dit, sa plus grande découverte, c’est peut-être du côté de l’Hôtel-Dieu de Québec qu’elle l’a eue. Le métier de photographe médicale, elle ne connaissait pas; du reste, elle voulait devenir portraitiste. Elle s’est rendue à reculons à l’entrevue d’embauche, au terme de laquelle on l’engageait, à son grand désespoir. Mais elle a eu la piqure dès le premier jour. Depuis 12 ans, celle qui ne supportait pas la vue d’un petit bobo immortalise contusions et autres symptômes pour des suivis de dossiers.

De la photographie… encore de la photographie

En contrepartie, Nathalie Mathieu apprécie d’autant plus le bonheur qui accompagne ses contrats de mariage, de maternité et auprès des enfants, ses trois sujets de prédilection. À la tête de sa propre compagnie de portraits depuis 10 ans, elle vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc avec Signature NC. En compagnie de Catherine Petitclerc, elle se spécialisera dans la photographie scolaire.

En avril, la photographe entend par ailleurs se mesurer aux professionnels canadiens dans le concours organisé par les Professional Photographers of Canada, l’équivalent national de la CMPQ. Elle espère se qualifier pour figurer dans la collection du Canada – ce qu’elle a réussi lors de ses trois précédentes participations. Peur de ne pas être à la hauteur, disait-elle?

Membre du Groupe Québec Hebdo

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