Culture
15:48 26 septembre 2013 | mise à jour le: 26 septembre 2013 à 15:48 Temps de lecture: 3 minutes

Christian Boivin se découvre des pouvoirs d’écrivain

Sokar est un fermier de 16 ans qui habite à Bohmstad avec ses parents adoptifs. Alors qu’il rêve d’aventures, il fait la rencontre de Viggen, un maître de l’Ordre des moines-guerriers Ahkena doué de facultés magiques. Celui-ci remarque que le jeune garçon possède les mêmes dons. Commence alors pour Sokar une nouvelle vie comme apprenti de l’Ordre où, au fil des missions avec son maître, il apprendra à maîtriser ses pouvoirs.

Prémices de la série L’Ordre des moines-guerriers Ahkena, dont les deux premiers tomes viennent de paraître aux éditions Ada, elles transportent le lecteur de 13 ans et plus dans l’imaginaire de Christian Boivin. Or, le moins qu’on puisse dire, c’est que cet univers propre au genre de la fantasy a peu à voir avec le quotidien d’analyste en informatique de son auteur. Lorsqu’on lui demande ce qu’ont en commun l’informatique et la création littéraire, la réponse fuse d’ailleurs spontanément: «Rien!»

D’où lui vient alors son inspiration? «À l’adolescence, j’étais maniaque des livres de la série Dont vous êtes le héros et des Donjons et Dragons. Quand il est venu à m’en manquer, je me suis mis à en écrire, raconte le résident de Charlesbourg. Je n’ai pas de formation d’auteur, mais je lis beaucoup, et j’absorbe beaucoup.»

La genèse de l’œuvre

C’est pour le plaisir d’occuper ses temps libres que Christian Boivin se lance dans l’écriture de Sokar à la fin de l’été 2010. Lui-même amateur de séries, il détermine dès le départ le plan de l’intrigue de chacun des huit tomes qu’il entend entreprendre. Par souci de cohérence, il établit une bible des personnages et une carte de l’univers des moines-guerriers Ahkena, auxquelles il pourra se fier pour les histoires subséquentes.

En 2011, il envoie le manuscrit du premier livre à trois maisons d’édition tout en amorçant l’écriture de la suite. Après avoir essuyé deux refus, il fait mentir l’adage «jamais deux sans trois» en recevant un accueil positif des éditions Ada. «Être publié n’a jamais été une finalité, mais disons que ça a validé l’expérience», dit-il après coup. Surtout, cette réponse a agi comme source de motivation pour passer au travers de la rédaction du deuxième tome (La guilde des voleurs), que son éditeur réclamait pour le publier en même temps que le premier (Sokar).

La suite du monde

Sokar a déjà commencé à vivre ses prochaines aventures, confirme l’auteur originaire de Dolbeau-Mistassini, dont le principal défi est de trouver le temps de les coucher sur papier. Cela dit, il ne s’impose aucun échéancier de publication pour les six tomes restants, pas plus que son éditeur. Il prend les choses comme elles viennent.

Finalement, Christian Boivin n’est peut-être pas si loin de son personnage: comme lui, il met le pied dans un nouveau monde, celui des auteurs publiés, et en apprivoise lentement toutes les ressources sans savoir précisément ce qui l’attend. Sinon des séances de signatures aux Salons du livre de Jonquière (28-29 septembre) et de l’Estrie (19-20 octobre).

Page Facebook de l’auteur: www.facebook.com/christianboivinauteur.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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