Culture
16:49 9 avril 2016 | mise à jour le: 9 avril 2016 à 16:49 temps de lecture: 2 minutes

Locaux vacants cherchent artistes?

ÉCONOMIE. En dépit de son nom, il n’y a rien de laid dans la galerie d’art Moche, qui vient d’ouvrir ses portes à Beauport, en banlieue de Québec. Ni les toiles des six artistes qui y exposent, ni les lieux qui ont pignon dans un centre commercial, et encore moins l’histoire derrière ce nouvel espace culturel, fruit d’une généreuse collaboration entre les milieux des affaires et des arts.

Michel Lucier disposait d’un local vacant dans son centre commercial du 2400, boulevard Louis-XIV. L’automne dernier, il a contacté Diane Brunet pour lui offrir gratuitement l’espace; une belle vitrine pour ses œuvres, a-t-il dit à la peintre qu’il connaissait pour lui avoir acheté des toiles quelques mois auparavant.

Diane Brunet, qui avait déjà songé au nom qu’elle donnerait à sa galerie si, par bonheur, elle en avait une un jour, ne s’est pas fait prier. Elle a invité les cinq complices avec qui elle suit des cours depuis plusieurs années et, ensemble, ils ont garni les murs de fleurs, d’animaux, de paysages, de portraits… «On a tous des styles bien différents», fait-elle valoir.

Des avantages pour tous

Pour ces artistes en herbe, c’est une belle occasion d’exposer un talent qui ne trouve pas facilement son chemin jusqu’à ces galeries d’art où les œuvres se transigent à quelques milliers de dollars. Les lieux d’exposition se font rares pour ceux qui ne cherchent pas nécessairement à vivre de leurs ventes ou qui font partie de la relève.

Aussi l’offre de Michel Lucier participe-t-elle à une certaine démocratisation de l’art, le rendant accessible à M. et Mme Tout-le-Monde qui, en l’occurrence, font leurs emplettes au centre commercial. «À date, c’est beaucoup des passants qui sont entrés», confirme Diane Brunet.

Quant à M. Lucier, il estime qu’un local occupé est meilleur pour la santé des affaires qu’un local vide, ne serait-ce que parce que les commerces environnants profiteront de l’affluence qu’amène la galerie. Dans l’intervalle, l’homme d’affaires conserve le droit de chercher un locateur payant; le cas échéant, les artistes disposeront d’un mois d’avis pour libérer les lieux.

On peut retrouver «Galerie Moche» sur Facebook.

Québec Hebdo

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