Culture
13:00 25 septembre 2018 | mise à jour le: 25 septembre 2018 à 13:00 temps de lecture: 4 minutes

Les trois passions de Michel Dubois

RADIO. Après une rencontre avec Michel Dubois, plusieurs constats peuvent ressortir. Il aime les gens et les discussions, il ne se prend pas au sérieux et il adore la musique et la radio. Voici le portrait d’un homme qui a influencé le visage du blues  à Québec sans jamais jouer une note de musique avec son émission de radio «Rue d’Auteuil».

Quand Michel Dubois reçoit des témoignages d’auditeurs sur les bienfaits de son émission, il assure que c’est le seul salaire dont il a besoin.

(Photo Métro Média – Jean Carrier)

L’amour du blues et de la musique remonte à l’adolescence de l’homme maintenant âgé de 72 ans. «Je suis originaire de Saint-Ferdinand près du manoir du lac William et il y avait un juke-box jadis. J’y passais beaucoup de temps à écouter de la musique dont les Rolling Stones et B.B. King. J’aimais simplement le rythme de la musique blues, mais par la suite je m’y suis intéressé davantage et j’y suis devenu accro.»

Un moule différent

L’enseignement a toujours occupé une place importante dans sa vie. Il a enseigné l’anglais à l’École secondaire La Seigneurie dès l’âge de 19 ans pour finalement prendre sa retraite en 2000. Loin de s’asseoir sur ses lauriers, il a enseigné six autres années comme programmateur musical au Collège radio télévision de Québec (CRTQ).

«Si tu cherchais un professeur pour incarner la discipline, ce n’était pas moi. Par nature, j’ai toujours été calme et relax et c’est comme ça que j’ai enseigné. J’ai toujours aimé les jeunes et partagé mes connaissances», ajoute celui qui n’a que des bons souvenirs avec l’enseignement.

Ce que Michel Dubois oublie de mentionner, c’est qu’il incarnait le professeur cool de l’école. Il a fondé la radio étudiante et il s’est toujours démené pour amener des projets plaisants aux étudiants. «En 1982, j’ai amené Plastic Bertrand à la polyvalente pour une performance. C’est presque devenu l’émeute, les jeunes étaient en feu dans l’auditorium et il a fallu que j’intervienne pour les calmer. C’était vraiment l’hystérie à l’intérieur, j’en ris maintenant, mais j’avais eu peur sur le coup.» Michel était aussi le genre de professeur à amener des élèves voir des concerts comme Metallica au Colisée de Québec. «J’avais amené un de mes fils et trois camarades de classe à la sortie de l’album <@Ri>Black <@$p>, vraiment des beaux souvenirs. J’ai aussi été DJ au bar d’Auteuil pendant quelques années, c’était un bar éclectique où plusieurs artistes ont fait leur début comme Les Colocs et Tragically Hip. Cela pouvait arriver que je voie un étudiant qui s’était faufilé», ajoute en riant le professeur pas comme les autres.   

CKRL

C’est en 1993 qu’il se lance dans la radio communautaire. «À l’époque, je partageais le temps d’antenne avec un autre animateur avec une heure de rock et une heure de blues. J’ai par la suite trouvé ma case horaire le vendredi soir de 20h à 22h. Je ne pensais jamais que je resterais à l’antenne aussi longtemps, je pensais faire quelques émissions et n’avoir plus rien à dire ensuite, ça fait maintenant 26 ans.»

Régulier comme une horloge, il ne rate jamais un vendredi jusqu’à ce que sa femme lui donne un ultimatum. «Liz m’a dit il y a quatre ans que pour la saison estivale, elle voulait m’avoir avec elle au chalet. Je n’ai pas eu le choix et je me suis trouvé un remplaçant pour l’été. Ça me permet quand même d’aller voir les festivals de blues du Québec.»

Le dévouement et la notoriété de Michel Dubois et de son émission ont été reconnus l’été dernier alors que la Société de Blues de Montréal lui a décerné un trophée honorifique pour sa contribution à la cause du blues au Québec. Le Beauportois est très fier de son accomplissement et est reconnaissant à CKRL pour son micro. «Tout ce qu’il me reste à faire concernant le blues est d’aller assister au plus gros festival, le Big Blues Bender à Las Vegas et d’aller visiter Memphis par la suite.»

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