Culture
16:59 11 décembre 2007 | mise à jour le: 11 décembre 2007 à 16:59 temps de lecture: 4 minutes

Décès de l’historien Robert Prévost

Auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages documentaires consacrés à la généalogie de familles pionnières du Québec et aux relations culturelles entre la Belle Province et la France, l’historien Robert Prévost de Beauport est décédé dernièrement à l’âge de 89 ans à l’Auberge aux trois pignons où il avait décidé de terminer ses jours après une longue carrière de journaliste, haut fonctionnaire et écrivain marquée de nombreux séjours dans la mère patrie.

Un vibrant hommage lui a été rendu à la Coopérative funéraire La Seigneurie où les membres de sa famille ont reçu les condoléances en présence de quelques amis et personnalités qui ont eu le plaisir de le côtoyer au cours de sa brillante carrière.

Recherchiste infatigable, Robert Prévost a consacré des dizaines de milliers d’heures à mettre l’histoire du Québec à la portée de tous, soit avec des livres, d’innombrables articles de journaux ou des entrevues à la radio et à la télévision faisant état des origines des Québécois et de l’évolution de la Nouvelle-France.

Fiers d’avoir proposé sa candidature sur le Mur des célébrités du Centre municipal Mgr Laval à la direction générale de la Ville de Beauport, à l’aube du nouveau millénaire, les Amis de la Bibliothèque Étienne-Parent avaient souligné à leur façon l’événement en exposant tous les livres du prolifique auteur dans la vitrine thématique de l’établissement à l’automne 2000. La photo grand format de M. Prévost venait s’ajouter aux huit autres déjà dévoilées, soit celles des marathoniennes Odette Lapierre et Carole Rouillard, des judokas de la famille Roberge, du marcheur Roger Savard, du tennisman Roland Coulombe, du vétéran fondeur Georges Girard, du sculpteur sur neige Raymond St-Laurent et du fondateur de l’Harmonie des Cascades de Beauport, Laurent Breton.

De grands honneurs

Journaliste et chroniqueur à la retraite du Petit Journal et de La Presse de même qu’ancien commissaire général au tourisme du Québec à Paris, M. Prévost a été décoré des insignes de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1992 par le ministre de la Culture de France en reconnaissance de sa contribution majeure en tant qu’historien à l’approfondissement des relations entre le Québec et la France au plan culturel, mais aussi humain.
En 1996, il est devenu le sixième récipiendaire du Prix Archange-Godbout décerné par la Société généalogique canadienne-française à qui, comme membre à vie, il a légué un inventaire iconographique des lieux et monuments historiques ayant un rapport avec l’histoire de l’Amérique française; une collection de quelque 10 000 diapositives qui lui avait permis de présenter 173 diaporamas, dont 66 en France, à l’invitation de sociétés d’histoire, de groupements culturels et autres organisations.

Un retour aux sources à Beauport

Après être demeuré plusieurs années dans la région de Montréal, Robert Prévost a effectué un retour aux sources en 1998 en venant s’établir à Beauport non loin de la terre de son ancêtre Martin Prévost, le premier Français à épouser une Amérindienne, Marie Manitouabe8itch. Il avait auparavant participé à la fondation de l’Association des Prévost-Provost d’Amérique avec laquelle il a œuvré pour l’érection d’une stèle à la mémoire de ce couple pionnier de la Nouvelle-France inaugurée en 1994 à l’angle des rues du Parc et Tessier où l’on retrouve aujourd’hui le parc Martin Prévost près de l’église de Courville. L’association rendra d’ailleurs un hommage posthume à l’historien dans le numéro de janvier 2008 de son journal «Le Prévostal».
Il laisse dans le deuil son fils Alain, sculpteur, sa belle-fille Christine Théberge et son petit-fils, François, qui, mentionne M. Prévost dans un de ses derniers livres, «devrait assurer la continuité mâle de notre lignée».

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