Culture
19:49 18 mai 2010 | mise à jour le: 18 mai 2010 à 19:49 temps de lecture: 3 minutes

Marie-Pier Maurice une artiste du main à main

Entraîneure au Club de gymnastique artistique Gymn’As de Beauport depuis plus de 10 ans, Marie-Pier Maurice a commencé dès l’âge de cinq ans à pratiquer cette discipline sportive. Après avoir performé pendant 11 ans au niveau provincial, elle décide de s’inscrire à une formation à l’École de cirque de Québec. Le déclic est tel que sa spécialisation en main à main lui a fait parcourir le monde.

«Je fais du cirque depuis maintenant huit ans en main à main, mais je travaille beaucoup aussi en aérien, c’est-à-dire à l’aide d’une structure que l’on accroche parfois à plus de 18 pieds dans les airs. Grâce au cirque, j’ai pu visiter des coins de pays où je n’aurais probablement jamais mis les pieds comme Séoul en Corée du Sud, Munich et Leipzig en Allemagne, Portland aux États-Unis et plusieurs villes au Canada. J’ai même participé à une émission de télévision en France «l’Incroyable Talent» et depuis l’an dernier je fais partie du projet «Les chemins invisibles» présenté à Québec par le Cirque du Soleil. Mes projets futurs restent encore imprécis pour l’instant, car au cirque il est dur de planifier à long terme. Les contrats peuvent arriver n’importe quand. Demain, je pourrais recevoir un appel pour une proposition en Chine et mon départ pourrait se faire dans les jours suivants l’appel. Je souhaite pouvoir avoir la chance de me promener encore à travers le globe et faire ce que j’aime le plus, des spectacles!», confie la Beauportoise de 24 ans.

Des expériences inoubliables

À travers tous ses voyages, Marie-Pier Maurice a vécu deux expériences de travail dont elle se souviendra toute sa vie. «Je n’oublierai jamais mon premier contrat à Munich qui se déroulait dans le cadre d’un festival de Noël. Ce fut mon premier plongeon dans le métier et c’est là que j’ai su vraiment que c’est ça que je voulais faire. Ma deuxième plus grande expérience, c’est mon travail avec le Cirque du Soleil. C’est une très bonne école, dans le sens que le cirque est en mesure de nous fournir des chorégraphes extraordinaires qui par leur dévouement peuvent t’amener très loin dans ta façon de bouger et de d’exprimer sur scène. Je m’ennuie déjà beaucoup de la gang de l’an dernier et j’ai hâte de les retrouver. Pour mon implication dans le spectacle cet été, je ne peux rien dévoiler. Je suis tenue au secret. Je ne sais rien moi-même pour l’instant, car les répétitions ne sont pas commencées».

Un désir, le début du sport étude à la Seigneurie

Entraîneure depuis 10 ans au Club Gymn’As de Beauport avec qui elle a débuté à l’âge de cinq ans, elle sera encore là l’an prochain pour transmettre son savoir-faire à la relève.
«Du talent nous en avons toujours, nous savons nous démarquer sur l’échelle provinciale, malgré que nos gymnastes fassent entre 15 et 20 heures de moins que les autres clubs de Montréal. Mon désir le plus important pour le développement du club est que le projet sport étude avec l’école secondaire de la Seigneurie puisse enfin se concrétiser, car ainsi les filles pourraient continuer à progresser encore plus vite avec des infrastructures adéquates qui répondent mieux à leurs besoins. Cela fait au moins 20 ans que nous travaillons pour améliorer nos conditions d’entraînement. Nous gardons espoir, nous savons qu’un jour notre tour viendra», souhaite l’artiste du cirque.

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