Culture
19:03 17 août 2015 | mise à jour le: 17 août 2015 à 19:03 Temps de lecture: 3 minutes

Décès du sculpteur de la faune ailée Fernand Gosselin

ART ANIMALIER. Le milieu culturel beauportois a perdu dernièrement l’un de ses plus dignes représentants avec le décès, à l’âge de 73 ans, du sculpteur sur bois de la faune ailée hyperréaliste, Fernand Gosselin.

Reconnu sur la scène internationale et auteur de deux ouvrages de 300 pages sur son art, Fernand Gosselin a été intronisé en juin 2013 sur le Mur des célébrités du Centre de loisirs Monseigneur-De Laval. Le conseil d’arrondissement de Beauport avait alors souligné son engagement exceptionnel dans les domaines de l’éducation et de la culture en présence de plus d’une centaine de convives.

Plusieurs artistes sculpteurs, gens des milieux municipal et scolaire avaient accepté l’invitation, car Fernand Gosselin s’est fait d’abord connaître à titre de gestionnaire d’écoles dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux, puis comme directeur général de la Commission scolaire Beauport de 1972 à 1979.

Des qualités de visionnaire

Son engagement dans la communauté beauportoise s’est aussi fait sentir au niveau du développement de la structure des loisirs au moment de la fusion en 1976, alors que les nouveaux modèles qu’il propose sont adoptés par les autorités municipales. Ayant à cœur la valorisation de l’histoire locale sous tous ses aspects, il fonde en 1983 la Société d’art et d’histoire de Beauport.

Ses qualités de visionnaire misant sur des valeurs d’innovation et d’excellence des services offerts, notamment en matière de pédagogie, ont été reconnues par le ministère de l’Éducation qui l’a invité à deux reprises à participer à des missions en France.

Dans son mot de présentation, la présidente du Conseil beauportois de la culture, Danielle Nicole, avait souligné que cette reconnaissance sur le Mur des célébrités rendait justice au talent et à la générosité de cet «oiseau rare» qui a produit quelque 160 œuvres, dont plusieurs ont été offertes en cadeaux à des chefs d’État par le gouvernement du Québec.

Dans son allocution, M. Gosselin avait alors confié que la Nature a été bien généreuse à son égard en lui accordant plusieurs talents tout en lui glissant à l’oreille qu’il se devait de les partager avec les autres.

À la retraite, il profitait de cette période pour transmettre ses connaissances à des gens qui lui demandaient de fréquenter son atelier. Il aura consacré plus de 25 ans de sa vie à sa passion, la sculpture sur bois de la faune ailée.

Québec Hebdo

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