Culture
16:39 6 juillet 2015 | mise à jour le: 6 juillet 2015 à 16:39 Temps de lecture: 4 minutes

Le Rockabilly et les pin-up, plus populaires que jamais

CULTURE. Robe à pois et coiffure banane étaient de mise pour les dames qui souhaitaient participer au concours de pin-up organisé dans le cadre du Rockabilly Burnout à la Baie de Beauport. Une culture qui ne cesse de gagner de nouveaux adeptes. En voici un bref aperçu.

En effet, cette année, ce sont plus de 2000 personnes qui sont venues revivre la frénésie des années 50 au Rockabilly Burnout, soit plus du double de visiteurs de l’an dernier. Des chiffres qui témoignent bien la montée en flèche de cette mode.

«Ce qui a changé beaucoup de chose cette année, c’est le site sur lequel se déroulait l’évènement. La Baie de Beauport est un site beaucoup plus vaste et donc permet l’accès à beaucoup plus de personnes. Cette année, il y avait beaucoup plus de voitures, beaucoup plus de groupes de musique et le concours de pin-up a pris de l’expansion», soutient Johanie Allard, cofondatrice de Rockabilly Québec et organisatrice de l’évènement.

Une popularité grandissante qu’elle accorde en grande partie retour en force du swing. Selon elle, la danse mène les gens à découvrir la culture rockabilly. «Le swing amène plusieurs curieux à notre évènement. De cette façon, on va chercher beaucoup de gens qui ne seraient pas à la base intéressés par les voitures antiques, explique-t-elle. Ils découvrent avec l’évènement tout ce qui vient autour du swing, c’est-à-dire la culture musicale, les pin-up et le côté plus esthétique, c’est-à-dire les coiffures, les vêtements et même le maquillage.»

Pour sa part, la culture des années 50 est entrée dans sa vie par la musique. Dès sont tout jeune âge, Johanie Allard écoutait des airs de musique rockabilly. Elle s’est donc mise à s’intéresser très jeune à tout ce qui entourait cette musique. Toutefois, ce n’est que dans la vingtaine que la cofondatrice de l’évènement a décidé d’intégrer cette culture à sa vie quotidienne.

«Quand tu es jeune et que tu essaies de te trouver des vêtements et que cela ne fonctionne pas, tu commences à te poser des questions. Moi, je me suis tournée vers la culture rockabilly. La mode mise de l’avant par les pin-up dans les années 50, c’est une mode qui va bien à toutes les femmes, peu importe leur gabarit. Pour une fois, je pouvais mettre une robe et me trouver belle dedans, même si je n’ai pas le physique dans les magazines», raconte-t-elle.

Selon elle, ce détail est très libérateur pour la femme et c’est ce qui les motive à s’inscrire au concours de pin-up. «Avec la mode pin-up, on est très loin des stéréotypes d’aujourd’hui et c’est très libérateur et rassurant pour une femme de voir que même si elle est ronde, elle est capable d’être sexy», dit-elle.

Un mode de vie

Certains décident d’en faire un mode de vie, c’est d’ailleurs le cas de Maïté Louanne Gaudreault. Cette dernière ne peut pas concevoir sortir de la maison au naturel.

«J’accorde beaucoup d’importance aux détails et à l’esthétisme dans ma vie. Pour aller à l’épicerie, je suis toujours maquillée, coiffée et bien habillée. J’aime cela bien paraître et je trouve que la mode des années 50 me correspond bien», dit-elle.

Pour elle, la société d’aujourd’hui ne reflétait pas ce qu’elle voulait être. «Je trouvais qu’il était important de rester à la maison pour m’occuper de ma petite fille, c’est un choix qui peut paraitre insensé, mais je suis mieux comme cela. Toute ma vie est teintée par les années 50. D’ailleurs, j’ai 22 ans et cela fait maintenant quatre ans que je suis marié avec celui qui partage ma vie. Nous voulions nous marier jeunes pour rester dans l’esprit de ces années-là», explique-t-elle.

Johanie Allard et son copain, David Rochette, mordues des années 50, vivent également dans l’optique de ces années-là. «Notre vie tourne autour du rockabilly. Mon chum et moi nous nous promenons tout l’été avec une voiture antique, une Mercury Comet 1963. Nous sommes presque exclusivement habillés avec le style rockabilly et surtout nous n’avons pas le câble à la maison», conclut-elle.

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