Culture
14:55 21 avril 2014 | mise à jour le: 21 avril 2014 à 14:55 temps de lecture: 3 minutes

D’une ancienne beurrerie à un garage de mécanique

HISTOIRE LOCALE – Votre hebdomadaire Beauport Express présente cette semaine sa deuxième chronique à caractère historique «Beauport d’hier et d’aujourd’hui» en présentant à l’aide de photos anciennes et contemporaines, prises d’un même angle de vue, les changements qui ont eu lieu au fil des ans sur le territoire de l’arrondissement de Beauport. Dans cette édition, une ancienne beurrerie des années 1920 de l’avenue Royale devient un commerce de vente d’automobiles, une station d’essence et un garage de mécanique générale.

Des recherches effectuées dans des documents d’archives appuyées de quelques rencontres avec des personnes âgées de 90 ans et plus de Beauport ont permis d’apprendre au cours des dernières semaines qu’une ancienne beurrerie était située sur l’avenue Royale, à l’angle ouest de la rue Duchesnay. Appartenant à Elsa Geggie, une dame anglophone qui demeurait en face dans le somptueux Manoir Salaberry, incendié dans les années 1960, cette beurrerie était exploitée par la famille d’un dénommé Paradis qui comptait plusieurs enfants. Comme à cette époque les champs s’étendaient au sud de l’avenue Royale jusqu’à la grève du fleuve Saint-Laurent, les vaches pouvaient brouter sur les terrains du vaste domaine du Manoir Salaberry.

Les garages Alfred Ménard et Roch Guillot

Alfred Ménard y ouvre ensuite vers 1950 avec ses deux frères, Jean-Paul et Roland, un commerce de vente d’autos usagées et de pièces où travaillent huit employés. Son épouse, Rolande Harvey-Ménard, 90 ans, se rappelle encore que les pompes à essence étaient de la compagnie White Rose et que le gaz se vendait à 19 cents le gallon, soit l’équivalent de quatre litres aujourd’hui, et que son mari avait vendu du gaz à crédit comme cela était coutume dans le temps pour accommoder les clients. Elle note aussi qu’il fallait débourser environ 3 000 $ pour l’achat d’une auto neuve.

En 1962, Roch Guillot devient propriétaire du commerce et y augmente les services de mécanique générale. Tous les membres de la famille, cinq gars, Benoit, Daniel, Bernard, Gilles et Marcel, et une fille, Micheline, y travailleront pour répondre aux besoins croissants des automobilistes et faire un succès de la station-service sous les bannières de British Petroleum (BP), Pétro Canada et EKO. Bernard tiendra le flambeau en prenant la relève de 1985 à 2006 avant de vendre le commerce à Patrick Dubé et Robin Thibault, qui l’exploiteront quelques années avant de le revendre au propriétaire actuel Maxim Trudel Giguère.

Les personnes qui possèdent des photos anciennes de Beauport prises avant 1950 et qui sont intéressées à contribuer à cette nouvelle chronique sont invitées à communiquer avec Michel Bédard au 418 628-7460, poste 210, ou par courriel à michel.bedard.a@tc.tc.

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo

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