Culture
15:37 7 octobre 2014 | mise à jour le: 7 octobre 2014 à 15:37 temps de lecture: 4 minutes

L’ancien poste d’essence de Phidelem Bernier, un site prédestiné à l’automobile

HISTOIRE LOCALE. Votre hebdomadaire Beauport Express publie cette semaine sa troisième chronique à caractère historique «Beauport d’hier et d’aujourd’hui» en présentant à l’aide de photos anciennes et contemporaines, prises d’un même angle de vue, les changements qui ont eu lieu au fil des ans sur le territoire de l’arrondissement de Beauport. Dans cette édition, l’ancienne station-service d’essence de Phidelem Bernier demeure encore aujourd’hui un site où l’automobile est toujours au cœur de l’activité économique du Vieux-Beauport.

Il y a eu un temps pendant lequel l’avenue Royale comptait plusieurs stations d’essence pour desservir les nouveaux propriétaires d’automobiles désireux de se balader dans leurs véhicules, soit pour se rendre au travail ou s’offrir de belles sorties du dimanche en famille dans les environs. Le site du garagiste Phidelem Bernier, au cœur du Vieux-Beauport, demeure encore après plus de 75 ans un lieu où l’automobile est très présente au 855, avenue Royale, avec le Centre de l’auto Martin Lepage spécialisé en mécanique générale.

Des recherches effectuées dans des documents d’archives appuyées de quelques rencontres avec des personnes âgées de Beauport ont permis d’apprendre que Phidelem Bernier exploitait ce commerce en société avec un de ses amis, Paul «Dodé» Giroux.

Des pompes à essence à mains!

«En autant que je me rappelle, quand j’ai commencé à aller à l’école à Beauport en 1937, j’ai toujours vu ce garage à cet endroit. Il y avait en ce temps-là des pompes à essence à mains Esso et le commerce était ouvert sept jours par semaine. M. Bernier devait être disponible jusqu’à tard le soir pour desservir les clients. Il n’y avait pas d’heures d’ouverture annoncées au commerce et des automobilistes pouvaient arriver même jusqu’à minuit pour acheter de l’essence. C’était un travail assez épuisant. Un bon jour, il a fait part à un de ses mécaniciens Noël Clavet qu’il était fatigué et qu’il voulait vendre son poste d’essence. C’est là en 1946 que le père de ce dernier, Amédée Clavet de Sainte-Brigitte-de-Laval, a acheté le garage», souligne Benoit Lachance, qui demeure aujourd’hui, juste en face, dans l’ancienne maison de Phidelem Bernier.

Ses garçons, Noël Clavet, responsable de la mécanique, Claude Clavet, en charge de la peinture et de la carrosserie, ainsi que Marc-André Clavet, responsable du service à la clientèle, ont pris la relève avant que son petit-fils, Martin Clavet, en fasse l’acquisition en 1990.

M. Lachance se souvient de l’amitié qui existait entre son beau-père et un autre garagiste à cette époque, Alfred Ménard, qui était propriétaire d’un commerce vendant du gaz de marque White Rose et aussi des automobiles à l’angle de la rue Duchesnay. «L’essence se vendait à environ 20 cents le gallon, soit l’équivalent de quatre litres aujourd’hui. Les deux commerçants s’entraidaient pour accommoder le plus possible les clients».

Un agrandissement important

La famille Clavet a procédé à un agrandissement important du garage au cours des années suivant l’acquisition pour y offrir des services de réparation m��canique spécialisée en alignement et injection électronique. Le poste d’essence Esso a cessé ses activités en 1996 après plus de 50 ans. En mars 2014, l’entreprise est mise en vente et passe aux mains de Martin Lepage qui y poursuit la même vocation en proposant aux automobilistes des services spécialisés en mécanique.

Les personnes qui possèdent des photos anciennes de Beauport prises avant 1950 et qui sont intéressées à contribuer à cette chronique sont invitées à communiquer avec Michel Bédard au 418 628-7460, poste 210 ou par courriel à michel.bedard.a@tc.tc.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *