Culture
17:20 28 mai 2018 | mise à jour le: 28 mai 2018 à 17:20 temps de lecture: 3 minutes

Où tu vas quand tu dors en marchant…? illumine la haute ville

Le Carrefour International de théâtre renouvelle cette année encore son parcours nocturne de théâtre, au grand bonheur des amateurs. Cet événement haut en couleur a débuté le 24 mai, et se terminera le 3 juin, dans le cadre du 19e festival du Carrefour.

Le 7e continent, une œuvre d’Élène Pearson, sera présenté pour une deuxième année consécutive au parcours théâtral

Renaud Philippe / KAHEM

Les curieux sont de plus en plus nombreux à déambuler dans le parcours théâtral Où tu vas quand tu dors en marchant…? . Composé de cinq tableaux, il faut attendre la noirceur pour que les comédiens et les décors se dévoilent, en plus des trames sonores.

Pour Alexandre Fecteau, coordonnateur artistique du parcours déambulatoire, cette activité est un incontournable pour tous. «Le parcours, c’est pour être surpris, étonné. Les artistes vont faire pour le grand public sans changer leur idée de fond. C’est un bon moyen d’être en contact avec la création. En même temps, c’est une façon de voir la ville autrement, car on fait voir les lieux sous un autre jour», commente-t-il.

 Situé autour du Complexe G et près du Parc de l’Amérique française, Où tu vas quand tu dors en marchant…?  jouera les jeudis, vendredis, samedis et dimanches à partir de 21h, et le dimanche 3 juin à compter de 15h.

«On tente une représentation de jour, ce que nous n’avions jamais fait auparavant. On s’est dit que ça serait une bonne occasion pour les familles et les couches tôt de venir voir les tableaux, qui seront franchement différents à la lumière du jour» explique M. Fecteau.

À voir et à revoir

Cette édition du parcours déambulatoire est qualifiée comme « une année de reprise ». En effet, les tableaux présentés lors du parcours précédent occuperont de nouveau la haute ville, avec les améliorations et les modifications intégrées par les artistes.

Selon Alexandre Fecteau, il s’agit d’un bon exercice tant pour le spectateur que pour l’artiste. «C’est toujours le même spectacle, mais il est amélioré… On demande aux artistes de rêver grand. Il faut faire preuve de beaucoup d’inventivité pour arriver à faire vivre des expériences comme l’a imaginé l’artiste», soutient le coordonnateur artistique.

Même pour le spectateur, revivre l’expérience des tableaux permet d’approfondir la compréhension, tout en appréciant le spectacle.

«Puis, c’est toujours plaisant de revoir le même spectacle parce qu’il y a toujours des choses qui nous échappent. Je crois que c’est autant bénéfique pour les artistes que pour les spectateurs.» Certaines modifications vont jusqu’à changer complètement l’orientation du tableau ou encore, réduire l’espace autrefois calculé pour la représentation.

Gratuit, le parcours de théâtre ne se fait pas dans un ordre prédéterminé : le spectateur est libre de choisir la représentation qui lui plaît,  au rythme qui lui conviendra.

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