Culture
18:28 13 novembre 2009 | mise à jour le: 13 novembre 2009 à 18:28 temps de lecture: 3 minutes

Québec Nu-Jazz se dote d’une étiquette de disque

L’étiquette Québec Nu-Jazz est née. La compagnie de production met de côté pour un temps l’organisation de concerts, afin de promouvoir intensivement de nouveaux genres de jazz. Par ce nouveau label, l’organisme poursuit sa mission de démocratisation. Cinq recrues à travers la province ont été sélectionnées, dont le groupe de Québec Guillaume Tondreau.

«Je me suis rendu compte que n’importe qui peut devenir big. Il faut seulement que les chansons soient entendues à plusieurs reprises. L’étiquette rendra les groupes et leur musique plus accessibles», explique le fondateur de Québec Nu -Jazz (QNJ), Philippe C. Pelletier. Soutenant qu’il existe un public pour le Nu-jazz, le fondateur de QNJ considère qu’une plus grande diffusion de la part des médias permettrait d’accroître le nombre d’adeptes. Le lancement d’une étiquette est la première solution trouvée. En fournissant un système de distribution aux artistes recrutés, l’entrée des albums chez les disquaires sera facilitée.

Une tendance est d’ailleurs observée dans la province. De nombreuses petites compagnies de disque sont lancées depuis plusieurs années. Le format restreint de l’entreprise de distribution donne une plus grande liberté aux groupes, évitant ainsi la catégorisation des genres dans laquel les groupes sont ensuite restreints. «Je vais me concentrer principalement sur la parution des enregistrements et en plus, je ne leur donnerai pas d’ordres contrairement aux grosses entreprises», commente M. Pelletier.

Les nouvelles recrues de Québec Nu-Jazz sont les groupes L’Orosité, Dézuet d’Plingrés, Christianne, JMC Project et Guillaume Tondreau. Ce dernier rassemble trois des rares musiciens résidant toujours à Québec. L’arrivée d’une collaboration comme celle-ci semble très bien accueillie. Alors que l’industrie musicale tourne au ralenti, la naissance d’une étiquette destinée aux artistes de jazz est perçue comme une liberté de style musical. «C’est une barrière de moins. Les grosses compagnies craignaient que ce type de musique ne soit pas rentable. Grâce à l’étiquette, nous avons un groupe de moins à convaincre», confirme Guillaume Tondreau, convaincu du plein potentiel du Nu-Jazz. Faire partie d’une compagnie d’enregistrement de disques apporte également une crédibilité à différents points de vue. «C’est un incontournable et ce n’est pas négligeable pour entrer chez les disquaires», ajoute François Turcotte, un membre du groupe Guillaume Tondreau

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