Culture
22:51 18 mars 2010 | mise à jour le: 18 mars 2010 à 22:51 Temps de lecture: 2 minutes

Les sculptures organiques de Marc-Antoine Côté

Qu’elles ressemblent à des plaques tectoniques, des troncs d’arbres, des icebergs à la dérive ou des strates géographiques, les sculptures de Marc-Antoine Côté se dévoilent au Centre Materia, dans l’exposition La distance danse avec le temps.

Jusqu’au 4 avril, une dizaine de pièces massives en aluminium et en bois – un nouveau matériau pour l’artiste – y sont présentées. «C’est ma première exposition solo dans un lieu reconnu!», lance d’emblée l’artiste de la Cité-Limoilou.

Dans ses oeuvres, Marc-Antoine Côté approfondit sa démarche artistique amorcée l’an dernier dans le cadre du concours d’art public de la Ville de Québec, pour lequel il a réalisé des sculptures-bancs dans les parcs.
«J’ai mes références archéologiques. Je travaille avec des maquettes en bois, avec lesquelles je résous le plus de problèmes possible. Mais le métal réagit parfois d’une autre façon que la maquette. (…) J’aime aussi me questionner sur l’équilibre des dimensions. J’aime travailler sur des structures autonomes en soi n’ayant pas besoin d’un socle.»

Le potentiel d’un fouillis

De la maquette, Marc-Antoine Côté fabrique ensuite un moule en bois, de l’épinette. L’accumulation des moules dans un coin de son atelier a été la bougie d’allumage ayant servi à la création de ses toutes dernières sculptures.

«J’ai récupéré des retailles du fouillis formé de l’accumulation des moules. L’épinette n’est pas un bois noble, c’est du type mou et résineux. Ça m’a amené un beau défi», résume-t-il.

Son travail est à la fois créatif, mais aussi mécanique. «Quand je soude des kilomètres de cordon d’aluminium, la décision structurale n’est pas là. J’ai une formation technique industrielle, c’est parfois très physique», convient-il.

Quant au choix du titre de ses oeuvres, le lauréat 2008 d’une bourse de recherche et de création du Conseil des arts et des lettres du Québec s’inspire de la poésie de l’auteur-compositeur-interprète Jérôme Minière, dans son album La nuit éclaire le jour qui suit. «C’est une référence figurative, c’est la contemplation de l’objet en soi», conclut le sculpteur.

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