Culture
14:47 15 août 2014 | mise à jour le: 15 août 2014 à 14:47 Temps de lecture: 3 minutes

La parole aux femmes dans Ce magnifique quelque part

DRAMATURGIE. Ils font partie du Théâtre du Sens Unique, mais ils proposent des pièces qui ouvrent des espaces d’interprétation que le spectateur peut s’approprier à sa convenance. Ce magnifique quelque part ne fait pas exception alors que les absences et les silences rempliront le vide de questions. Dernière production de cette troupe de Limoilou, elle projettera ses mystères sur les planches du Théâtre Premier Acte du 21 au 23 août prochains.

Œuvre inédite, Ce magnifique quelque part est le fruit d’une collaboration à six mains: Simon Lemoine, Jean-François Lamirande et Pierre-Léon S. Lemoyne, qui signent à la fois le texte et la mise en scène. Au départ, quelques mots lancés sur une page: valise, photo manquante dans un vieil album, partir, silence, famille… «On est partis de ce qui nous intéressait», résume Jean-François Lamirande.

De ces repères, ils ont tiré une histoire non linéaire en trois temps autour du personnage de Marie. Marie dans les années 2000, vieille dame confuse qui réfléchit sur sa vie et sur les voyages qui n’ont jamais pu avoir lieu. Marie en 1935, âgée de 17 ans, en conflit avec sa sœur aînée à propos de la maison familiale. Marie entre ces deux âges, bientôt internée, mère d’une fille qui s’interrogera sur un héritage fait d’absences. Chaque épisode se suffit à lui-même mais, réunis, ils forment un récit homogène qui trame une quête personnelle vers ce «magnifique quelque part».

«Ce qui est vraiment important pour les trois auteurs, ce n’est pas de faire des pièces à tout casser, avec plein de pyrotechnie… Ce sont des histoires simples du quotidien», précise Simon Lemoine, qui voit là l’occasion pour le public de se reconnaître dans les enjeux abordés.

Dans la peau des comédiens

Encore faut-il offrir à ce public des personnages crédibles; n’est-ce pas un pari risqué, trois hommes qui écrivent des personnages féminins sur qui repose l’intrigue? «On trouvait ça intéressant de se mettre dans la peau d’une femme», répondra Simon Lemoine. Curiosité pour leur manière de penser, désir de rendre hommage à celles qui n’avaient pas droit de parole, volonté de se casser la tête sur des personnages complexes, sensibilité aux réalités d’être femme. «Et on a la chance d’avoir de très bonnes comédiennes», conclut Jean-François Lamirande.

Au total, ils seront 13 comédiens sur la scène de Premier Acte. Certains sont amateurs, d’autres des professionnels en devenir. Entre eux, une belle complicité s’est dessinée, se réjouissent les auteurs qui apprécient la richesse des mélanges. À les écouter, rires et serrements au cœur risquent d’ailleurs d’épuiser les réserves émotionnelles du spectateur qui s’offrira Ce magnifique quelque part.

Le spectacle est à 20h. Les billets (17,50$) sont en vente sur www.lepointdevente.com.

Le Théâtre du Sens Unique, c’est…

– 14 ans d’existence

– 35 pièces montées

– 15 membres qui forment le noyau dur

Membre du Groupe Québec Hebdo

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