Culture
15:51 16 août 2013 | mise à jour le: 16 août 2013 à 15:51 temps de lecture: 5 minutes

De Bruxelles à Québec, Mélissa Merlo foule les planches

Mélissa Merlo n’est pas à ses premiers pas sur scène. À 24 ans, la jeune comédienne tient le rôle principal dans la web série Les Jaunes, actuellement diffusé sur le site Internet Tou.tv.

La Bruxelloise, qui vit aujourd’hui dans Saint-Sauveur, se définit comme «une amoureuse des mots, le texte est tellement important. Je suis également une cinéphile et c’est même un problème car j’adore regarder des films et aller au cinéma. Il faut que je me contrôle», raconte-t-elle avec humour.

C’est à l’âge de 16 ans que Mélissa Merlo fait ses premiers pas sur scène, avec la troupe de son école. «Depuis ça ne m’a pas lâché. Je n’ai jamais eu de plan B. J’aime jouer un personnage. J’aime le fait d’avoir la possibilité d’être multiple et de pouvoir vivre des choses que je ne vivrais jamais, c’est une grande chance», confie-t-elle.

Et c’est lors d’un échange scolaire qu’elle découvre le Québec. «J’aime le théâtre québécois. Il mord le plancher. Je trouve que ça se rapproche plus de ce que je suis. Je me suis alors inscrite dans un diplôme d’études collégiales de théâtre. Et pendant cette année-là, j’ai passé des auditions. J’ai été prise au Conservatoire d’art dramatique de Québec. Ça été une grosse aventure», résume-t-elle.

Aucune hésitation

Et pourtant une autre aventure commence. C’est lors du tournage d’un court métrage qu’elle rencontre Pascal Plante, producteur de la web série Les Jaunes et Rémi Fréchette, le réalisateur. «Avec Rémi, on a eu comme un clic artistique. Pour lui, le personnage de Mia, c’était moi», explique-t-elle.

Et à la lecture du synopsis, la comédienne n’a pas hésité. «Je suis un peu fascinée par le phénomène zombies», dit-elle.

Le tournage, qui s’est déroulé à Montréal, a débuté en août 2012 et a duré deux mois. Mélissa Merlo joue aux côtés d’autres artistes de Québec : Dominique Plante a mixé la musique et comme Pascal Plante, le producteur, ils viennent de Sainte-Foy. Quant à Tania Vicky Gagné, de La Haute St-Charles, elle a été la costumière sur Les Jaunes.

«Cela a été une expérience de tournage fantastique car c’est très rare d’être embarqué sur un tournage qui dure aussi longtemps lorsqu’on est une jeune comédienne. J’ai beaucoup appris sur moi-même comme gérer la fatigue, la concentration et le stress», raconte-t-elle.

Et à la question, quel est votre meilleur souvenir, elle répond sans hésiter : «ma première journée de tournage. C’était la première fois que les comédiens principaux se rencontraient.»

Et son moment le plus difficile : «Après deux semaines de tournage de nuit, le rythme était décalé, je n’arrivais pas à récupérer. J’avais de la misère à jouer, j’étais fatiguée et on tournait des 16 h en ligne. J’avoue que je m’endormais entre chaque prise car j’étais épuisée», confie-t-elle.

Sans compter le fait que la jeune comédienne participait en même temps à l’écriture de «Semblance», une pièce de théâtre qui a été jouée au Périscope.

Un milieu difficile

Comme tous les protagonistes qui sont intervenus sur le tournage de la web-série, elle a travaillé bénévolement.

«Vivre de l’art, ce n’est pas si facile que ça. Aujourd’hui, quand on est de jeunes créateurs, on n’a pas forcément de subventions pour un projet. Les gens ne se rendent pas compte comment il faut se battre pour amasser de l’argent, ce n’est pas évident. Vivre du 7e art, c’est très incertain», explique-t-elle.

Mélissa Merlo a récemment travaillé sur le projet Athéna Blast, ce spectacle multidisciplinaire qui allie la danse, le théâtre et l’art de la performance. «J’ai d’autres projets personnels d’écriture pour du théâtre. Je ne peux pas en dire plus car je suis à l’étape embryonnaire», confie celle qui souhaite également continuer à explorer le jeu à la caméra.

Les Jaunes

L’histoire se déroule dans la ville fortifiée de Fort Vince, un petit village du Nord du Québec. Un des employés du supermarché local trouve une caisse dans la réserve. À l’intérieur, se trouve un cerveau à tentacules jaunes. Ces étranges créatures s’introduisent par les orifices de ses victimes et se greffent à leur cerveau. La peau jaunâtre, une absence d’émotion et une violence décuplée sont les symptômes des personnes infectées. Cette invasion se propage à une vitesse fulgurante. Tom et Mia, deux employés de l’épicerie, fuiront pour tenter de sauver leur ville.

Réalisée par Rémi Fréchette, Les Jaunes, la web série de dix épisodes d’environ 8 minutes chacun, est disponible sur tou.tv.

Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *