Culture
18:13 21 août 2011 | mise à jour le: 21 août 2011 à 18:13 Temps de lecture: 3 minutes

Randall Spear lance un deuxième album en deux ans

Après Slow parade en 2010, Randall Spear propose un deuxième album Someone to help me en deux ans. L’artiste de Duberger offre cette fois-ci un son folk, moins acoustique, et un peu plus pop. Rien de tranchant, le nouvel album demeure à l’image de Randall Spear: chaleureux autant par les sujets humains que par l’aspect musical des chansons.

«Slow Parade était une carte de visite. On voulait introduire le monde à cette musique et les chansons. On voulait sortir un deuxième album rapidement pour avoir plus de matériel en show», explique l’auteur-compositeur-interprète. La transformation de l’acoustique à l’effet pop se fait tout de même en douceur. Le changement risque d’ajouter un rythme aux spectacles. «Les gens vont être surpris. Slow Parade, c’est acoustique. Là, c’est acoustique, mais plus pop. J’avais besoin de chansons qui bougeaient plus pour le show», avoue-t-il.

Redorded with the workers in song ou le travail parfois oublié

Loin d’habiter dans une tour d’ivoire comme symbolise ironiquement la photo de la pochette, l’artiste a tenu à ajouter la mention Redorded with the workers in song sur son album afin de rendre à César, ce qui appartient à César. «Il y a une sorte de remerciement à mes amis musiciens», commente celui qui était surtout reconnu comme un compositeur pour les artistes auparavant.

«C’est l’idée que l’on a besoin d’aide, fait-il remarquer. On va voir l’artiste sur la scène, mais il faut voir aussi les musiciens et le réalisateur. Ce sont les autres qui ont passé leur journée à faire les solos de base. Ça appartient autant à eux qu’à moi.» En s’offrant la collaboration des workers in song comme notamment Stéphane Dussault (Les Respectables), Louis Fernandez ainsi que Stéphane Rancourt (Pascale Picard Band), l’aventure s’est révélée touchante et inspirante. Les enregistrements constituent des moments inoubliables pour Randall Spear.

Only love can bring you there est un bon exemple tout comme Someone to help me. Les enregistrements se sont déroulés soit dans une maison donnant ainsi un sentiment de groupe ou même à Calgary en compagnie de Rob Smith.

Dans 18th floor, Randall Spear nous dévoile toute l’intensité de la maladie et du deuil. Une émotion partagée également par Stéphane Rancourt qui a réalisé et arrangé la chanson. «[Tout comme moi], il a perdu son père. C’est un peu un deuil que nous avons [fait]», témoigne l’auteur des paroles et de la musique, Randall Spear. Sur une note plus joyeuse, la fille de l’artiste Mélodie narre un texte de Félix Leclerc en guise d’introduction de la pièce Mélodie.

L’album sera lancé à la Ninkasi le 30 août prochain. D’ici là, Randall Spear sera en concert au Cercle le 25 août, les 26-27-28 août avec Pat the White à Expo Québec, puis au Sacrilège le 24 novembre.

Avis aux futurs acheteurs, ne cherchez pas l’album chez votre disquaire préféré. Someone to help me est disponible uniquement sur iTunes et sur les lieux des spectacles.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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