Culture
10:17 6 juillet 2018 | mise à jour le: 6 juillet 2018 à 10:17 Temps de lecture: 4 minutes

Des aînés s’adonnent à l’écriture de groupe

Écrire un roman est le fruit d’un effort soutenu pour un auteur. Mais quand l’exercice se fait en groupe, le travail se transforme en partie de plaisir.  

La rédaction du livre est le résultat de 18 semaines de travail.

Photo Métro Média – Jean-Philippe Dionne

C’est le jeu auquel s’est prêté un groupe de personnes âgées inscrites aux cours «Soyons Alertes» du centre Louis-Joliet de la Commission scolaire de la Capitale.

Cette formation permet à la personne d’acquérir les compétences nécessaires à la réalisation de son projet de participation sociale

Une grande diversité d’activités éducatives est proposée : exercices de mémoire et de concentration, discussions sur des sujets variés et d’actualité, ateliers de connaissance de soi, etc. L’objectif ultime est de briser l’isolement des personnes âgées.   

L’idée de proposer l’écriture d’un roman collectif a germé à la suite d’une journée de formation sur la participation active chez les aînés, à laquelle a assisté Caroline Berger, enseignante «Soyons Alertes».

«Une personne-ressource m’a mentionné l’importance de faire des projets collectifs pour créer des liens. Elle a dit les mots écriture collective. Et c’est à partir de ce moment que le projet a mijoté dans ma tête durant l’été 2017.»

C’est donc au mois d’août dernier que le concept a pris forme avec ses collègues Sophie Perron et Hélène Fontaine.

Trois groupes de 15 à 20 personnes âgées des Aînés Actif d’Orsainville, du Jardin de la Noblesse et du Manoir de l’Ormière, ont été choisi pour devenir auteurs. Chaque cellule devait travailler sur l’écriture du roman durant une période de trois semaines avant de transmettre le résultat à la suivante.

«Les gens du Manoir l’Ormière ont défini les personnages, les lieux, l’action. Une fois fait, c’était au tour des Aînés Actif d’Orsainville de recevoir les écritures. Eux, n’avaient pas le droit de modifier quoi que ce soit, rien du tout! Et ils devaient poursuivre le récit avec ce qu’ils avaient en main», explique Caroline Berger.

Chance session d’écriture ressemblait avec une séance de remuage d’idées notées par une enseignante à l’ordinateur et projeté sur écran. Les participants ont vécu une expérience très enrichissante.

«L’histoire se passe dans les années 1950, alors il fallait faire des recherches sur les faits de l’époque. C’était moi la recherchiste de mon groupe et j’ai dû apprendre comment chercher mes informations sur internet avec un téléphone cellulaire. Ça été facile!», s’exclame Nicole Hamel, résidente de Les Saules.

«Certains ont appris avec l’exercice à mettre un peu d’eau dans leur vin. «Quand chacun tenait à son idée, ça pouvait créer des débats actifs. Mais en bout de ligne, on se respectait c’est sûr. Les échanges, la communication, m’ont apporté beaucoup,» précise Lucie Gosselin, de Charlesbourg.

C’est au mois de juin que le grand lancement du livre <@Ri>La rencontre<@$p> a eu lieu en compagnie des auteurs et du personnel enseignant à la Commission scolaire de la Capitale. Le livre raconte l’histoire d’une grande amitié qui a débuté par un beau matin d’été entre Rosanna et Gisèle. Les deux filles vivront tout au long de ce récit des expériences plus ou moins heureuses qui auront un impact certain sur leur existence.

Selon Caroline Berger, l’écriture d’un tome 2 demeure dans le domaine du possible. 

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