Culture
20:10 1 octobre 2010 | mise à jour le: 1 octobre 2010 à 20:10 temps de lecture: 3 minutes

Marie-Lise Majeur et la chapelle qui l’a vu naître

L’humoriste Marie-Lise Majeur est montée sur les planches du Centre d’art La Chapelle en septembre 2009. Depuis, elle enchaîne les supplémentaires et maintenant plus de 1000 personnes ont vu son spectacle dans la salle intimiste de Vanier. En fait, elle y a en quelque sorte fait ses débuts comme humoriste. Confirmation qu’une chapelle demeure encore le meilleur endroit pour un baptême!

Elle avait certes fait la tournée des bars, et les soirées corporatives, mais Marie-Lise Majeur semble avoir trouvé son vrai public dans les petites salles comme La Chapelle. La preuve : elle en est à sa cinquième supplémentaire de son spectacle Majeur(e) et vaccinée.

La femme de Duberger n’a pas la langue dans sa poche. Ses origines saguenéennes bien perceptibles autant dans les expressions que la joie de vivre la rendent rapidement sympathique à ceux qui l’écoutent.

Marie-Lise Majeur ne s’attendait pas réellement à un tel engouement. «On s’est dit : On va l’essayer un soir.» Après plusieurs soirs sur la scène de la Chapelle, force est de constater que le bouche à oreille a fait son effet. «Ça m’a surpris moi-même!»

L’humoriste qui a pris ce virage suite à un épisode où la maladie est venue l’embêter, dit vivre à toute allure lorsqu’elle est sur les planches. À tel point où elle est tiraillée entre la vie de chantier et la scène. Vie de chantier où elle tire une partie de son inspiration, avec tous ces gars qui l’entourent.

Car «le show ressemble à un gros party de filles», confie-t-elle. Ce qui n’empêche pas les gars – de plus en plus nombreux – à bien se marrer. Bien qu’elle les écorche parfois, elle peut aussi rire des travers des femmes.

Du type «conteuse», Marie-Lise Majeur ne se décrit pas comme une femme humoriste qui veut faire de l’humour de gars. «Je ne joue pas au gars. C’est une énergie de femme à 100%.» Une femme qui s’assume entièrement, qui parle de sexe sans tomber dans la vulgarité. Un cas du type «Dr Jekyll et M. Hyde», comme l’a surnommée Michel Barette. Une femme qui, devant public, se transforme en bête de scène, de son propre aveu.

Elle y raconte des anecdotes qu’elle tire de ses propres expériences ou de celle des autres. Marie-Lise accumule d’ailleurs serviettes de table, coins de napperons ou vieux reçus, sur lesquels elle écrit ce qui la fait rire dans toutes circonstances. À l’écriture d’un nouveau numéro, elle replonge dans ces notes désorganisées qu’elle installe autour d’un fil conducteur.

L’humoriste n’a pas fait l’école de l’humour ni de grandes émissions de télé et elle ne s’en préoccupe pas le moins du monde. «Mon bac en droit a été la meilleure école pour trouver des clowns!» Et même si l’appel de Montréal est fort pour continuer sa carrière d’humoriste, «je tiens à ma ville de Québec», insiste celle qui croit dur comme fer qu’il est possible de faire carrière en humour dans la Capitale.

Marie-Lise Majeur est en spectacle le jeudi 7 octobre, à 20h. Admission, 21$.

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