Culture
20:00 8 mars 2012

Un premier roman pour Samuel Germain

Un enseignant de mathématiques et de sciences à Neufchâtel a réalisé son rêve récemment en publiant son premier roman à compte d’auteur. Le projet de Samuel Germain ne s’arrête pas seulement au livre Les fragments divins: L’Éveil. Il souhaite écrire une saga, le deuxième tome est déjà commencé.

«J’ai toujours eu beaucoup d’imagination, mais je ne suis pas nécessairement bon en art, avoue-t-il. C’était donc ma façon de m’exprimer.» N’aimant pas rédiger à l’ordinateur, l’auteur a accumulé depuis les 24 derniers mois de nombreux cahiers Canada Hilroy. Le Neufchâtelois a dans le passé rédigé un projet littéraire en anglais. Ce premier récit a toutefois été mis de côté avec le temps. Puis, il y a deux ans, en corrigeant un travail universitaire d’un ami, le goût de composer et de raconter une histoire lui est revenu.

«À la fin de l’été 2011, j’ai mis le point final», se remémore-t-il. Les relectures et les corrections se sont ensuite enchaînées. L’auteur a dû tout apprendre de l’autoédition. Maintenant que le livre a été lancé et malgré qu’il a exigé des centaines d’heures de travail, l’exercice s’est avéré gratifiant. «Quelque part, j’ai lu que l’on écrivait l’histoire que l’on aurait toujours voulu lire», confie Samuel Germain.

2032 à Boston

«Ce n’est pas dans un futur colonisé où il y a des voitures volantes», précise-t-il. Les aventures se déroulent en 2032 à Boston aux États-Unis. La ville côtoie toujours la forêt. Le lecteur ne suivra pas nécessairement un personnage principal puisqu’à travers les 478 pages, Lorin, Rémi, Richard, David et Martin se succèdent. La plupart des personnages sont membres d’une confrérie ayant pour but de protéger l’humanité contre toutes formes d’aliénation. Leur crainte: le retour des vrais dieux. Une organisation secrète prendra tous les moyens pour éviter le pire. «Ce n’est pas un récit de Walt Disney. Il y a des gens qui meurent, ça peut être difficile. C’est un peu un hymne à l’humanité», avertit-il.

La gente féminine n’a pas été mise de côté, même que Samuel Germain a souhaité lui confier un rôle capital. Les clichés et les filles justifiant le trouble ont été évités, histoire d’être le plus fidèle à la réalité. L’auteur a adopté un ton réaliste afin que le lecteur puisse se retrouver parmi les péripéties vécues.

M. Germain a rassemblé différents genres littéraires, soit de la science-fiction, du fantastique, de l’aventure et de l’action. «J’ai un vaste univers devant moi, pourquoi me mettre des barrières», explique-t-il. Au menu, il y a également beaucoup de réflexions.

Le résident de Neufchâtel promet un suspense jusqu’à la fin. «À 50 pages de la fin, les lecteurs n’ont aucune certitude du dénouement», assure-t-il. Lors de la création, l’enseignant à l’école secondaire de Neufchâtel depuis deux ans a ciblé les adultes pour son premier livre. À sa grande surprise, des jeunes adultes de 17, 18 ou 19 ans disent avoir apprécié l’œuvre.

Le livre est en vente à la Librairie Raffin, à la boutique L’Imaginaire et au Archambault à Place Sainte-Foy.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *