Culture
12:57 13 avril 2015

Enseigner la batterie à travers le monde et à partir de Loretteville

MUSIQUE. Stéphane Chamberland a une feuille de route impressionnante. Il a étudié la batterie un peu partout, il a voyagé grâce à son talent et aujourd’hui, il vit de son art. Rencontre avec un résident de Loretteville enseignant à des élèves de partout dans le monde grâce à Internet.

Stéphane Chamberland a grandi à Charlesbourg. Ses parents étant musiciens, il a baigné dans cet univers rapidement. Dès trois ans il a été initié à la batterie. À cinq ans, il a suivi ses premiers cours. «Depuis, c’est toujours resté présent dans ma vie», raconte-t-il.

De fil en aiguille, il a fait une formation classique préparatoire au Conservatoire de Québec et ensuite, il s’est rendu à Toronto pour parfaire son art. Puis, un enseignant de New York Dom Famularo lui a lancé une invitation. À 17 ans, il a fait ses bagages et a quitté le Québec pendant près de neuf ans. Au même moment, il a lancé à son entreprise lui permettant de financer ses différentes formations grâce à ses contrats. «Je n’ai jamais eu d’autres emplois que la musique», précise-t-il.

Aujourd’hui à 32 ans, il enseigne à des élèves d’un peu partout dans le monde. Il a aménagé un local avec des caméras et des micros afin que la formation donnée via Skype soit d’une qualité haute définition. Son studio de télévision est accrédité Wizdom drumshed, la seule filiale canadienne partenaire de l’école internationale de Dom Famularo. «Skype permet d’avoir un suivi rapproché. Aux États-Unis, c’est plus commun, mais au Canada, c’est en développement», confirme-t-il. Serez-vous surpris de lire que Stéphane Chamberland suit lui-même des cours par Internet avec notamment l’un des meilleurs batteurs allemands Claus Hessler ainsi que le Brésilien Eduardo Guedes?

Il est également pigiste pour différents groupes. Du nombre, il fait partie notamment du Stephane Chamberland Trio et a été impliqué au sein du Christian Paré World Ensemble, du Quartet Flavia Nascimento et du groupe Kabir Percussion.

Il prend aussi part à des cliniques de batteries. «Ce sont des démonstrations. C’est ce qui m’a permis de voyager depuis les sept dernières années et de développer une clientèle internationale pour mes cours», explique Stéphane Chamberland. La formule peut prendre différentes formes, soit des camps de musiques et des prestations avec des produits spécifiques commandités. Il collabore à plusieurs ouvrages de techniques et a participé à la réédition des livres Stick control, connus à travers le monde.

«J’aime faire de tout. Diversifier mes activités, c’est ce qui me permet d’en vivre», fait valoir M. Chamberland. Le Lorettevillois a été intronisé au Temple de la renommée de l’école des Sentiers à Charlesbourg en 2010. «C’est là que mon désir de vivre de la musique s’est concrétisé», conclut-il.

 

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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