Culture
21:25 30 septembre 2015 | mise à jour le: 30 septembre 2015 à 21:25 temps de lecture: 3 minutes

Marc Messier en tournage à Québec

CINÉMA. Après la Haute-Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent, c’est dans la région de la Capitale-Nationale que s’achève ces jours-ci le tournage du long-métrage Desperado. Un huis clos en formule road trip qui marque le retour de Marc Messier au grand écran.

Écrit et réalisé par Richard Angers, le film raconte l’histoire d’Adrien, un sexagénaire taciturne et sans histoire «dont on n’aurait jamais entendu parler s’il n’avait pas été au mauvais endroit au mauvais moment», de décrire celui qui l’incarne. À la sortie d’un bar, l’homme assiste ainsi à une bagarre qui se termine mal. Il est alors kidnappé par deux frères – de 14 et 18 ans – impliqués dans l’altercation. S’ensuit une fuite en voiture de trois jours vers la Gaspésie, à squatter des lieux retirés pour éviter d’être retracés par la police.

Entre le drame personnel que chacun traîne et le fait qu’«il va arriver quelque chose» au cours de cette fugue, Marc Messier ménage habilement le mystère. Tout au plus dira-t-il que l’intimité forcée ouvrira aux échanges entre les trois personnages qui, à la fin, «sont différents de ce qu’ils étaient».

L’attrait du rôle

L’acteur chevronné parle de Desperado comme d’une tragédie mâtinée d’action. «C’est tout sauf tranquille et ennuyant ce film-là, parce que même physiquement, c’est exigeant», dira-t-il à propos de son personnage qui se fait prendre en otage. Mais c’est précisément cette tragédie qui se joue chez Adrien, touchante, qui l’a convaincu de se joindre à la distribution. «Il y a une vérité à aller chercher, une émotion qui m’intéressait beaucoup.»

Et puis, la rencontre avec Richard Angers a aussi joué dans la balance. Il a découvert «quelqu’un d’intéressant qui avait quelque chose à dire». L’envie de travailler avec lui s’est manifestée – peu importe s’il s’agissait de son premier long-métrage. Car Marc Messier peut bien compter plusieurs années dans le métier, chaque rôle est pour lui un nouveau début dans un nouvel univers. «Que ça fasse longtemps que je sois là-dedans, il reste que c’est la première fois que je joue ce personnage-là, c’est la première fois que je l’aborde. C’est comme si je n’avais pas d’expérience», évalue-t-il.

Un trio gagnant

Richard Angers ne dira pas moins qu’il était «rassurant» de pouvoir s’appuyer sur l’expérience de Marc Messier, «sur son intelligence du jeu, sur sa maturité d’acteur». En lui, il a trouvé non seulement un acteur de talent, mais aussi «un gars d’équipe, un gars qui s’investit énormément dans ses projets».

Le réalisateur l’avoue: ses craintes venaient plutôt de Lenni-Kim Lalande, qu’on verra pour la première fois au grand écran dans la peau du jeune frère de 14 ans. «C’était plutôt ça qui me rendait nerveux: c’est d’être capable de prendre un jeune qui n’a pas beaucoup d’expérience et de l’amener au même niveau qu’un Marc Messier.» Pari tenu.

Quant à l’autre jeune acteur qui complète le trio, Émile Schneider (Mémoires vives), Richard Angers lui prédit déjà une fructueuse carrière au cinéma. «Il a un talent naturel brut exceptionnel, une photogénie déconcertante. On n’a pas fini de le voir à l’écran.»

Les tournages de Marc Messier à Québec

Lance et compte (Colisée de Québec)

Le ciel sur la tête (Île d’Orléans)

Les boys (Sainte-Foy)

Desperado prendra l’affiche en 2016.

Québec Hebdo

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