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Coopératives jeunesse de services: des jeunes prêts à relever leurs manches

Loretteville et Val-Bélair épaulent l’initiative


Publié le 13 juillet 2018

Une relève qui veut travailler!

©Photo Métro Média – Alain Couillard

Les Coopératives jeunesse de services (CJS) de Loretteville et Val-Bélair ont été inaugurées la semaine dernière. Chacune d’elles regroupe 15 jeunes qui mettent sur pied leur entreprise afin d’offrir des services dans leur communauté jusqu’au 15 août.

Le principal objectif est de permettre à des jeunes de 12 à 15 ans de travailler pour l’été. Parmi les services offerts au public, on retrouve la tonte de pelouse, le désherbage, l’entretien paysager, le gardiennage, le ménage intérieur, garder des animaux et même l’entretien des écuries. La 12e saison de la CJS de Loretteville a été inaugurée le 4 juillet et celle de Val-Bélair, implantée l’an dernier, le lendemain.

Mélissa Paquet et Samuel Beaulieu-Michaud, animateurs au CJS de Val-Bélair, concèdent que ces coopératives fonctionnent très bien.  Mélissa Paquet confie d'ailleurs que le programme est ouvert aux 12 à 17 ans, mais souvent, ceux de 16 et 17 ans recherchent un travail dans diverses entreprises. «À 12 ans, ils veulent délaisser le camp de jour et devenir plus autonomes. La CJS répond à ce besoin», indique l’animatrice. Cette coopérative est composée de plusieurs comités dont marketing, finances, ressources humaines et d’un exécutif.

Il y a toujours un service client après le contrat

Simon Auclair, animateur

Fonctionnement

Christiane Dion et Pierre Auclair ont fait appel à la coopérative jeunesse pour la première fois le 3 juillet. «C’est pour encourager les jeunes et l’esprit d’entrepreneuriat» confie Mme Dion. Elle ajoute qu’elle pourrait également profiter, au besoin, des autres services offerts par la CJS.

Simon Auclair, animateur à la CJS de Loretteville, fait observer que tous les participants ont suivi une formation la semaine dernière. Il raconte que tous les services relèvent de la coopérative. La rémunération de chaque participant est égale ou légèrement supérieure au salaire minimum.

Il ajoute qu’un animateur accompagne toujours le jeune travailleur lors de la première visite chez le client afin d’établir les bases du contrat. «Par la suite, on s’assure de la qualité du travail effectué par un suivi.» M. Auclair précise qu'advenant le cas où l’un d’eux ne répondrait pas aux critères de qualité, celui-ci est rencontré rapidement. «On a un comité des ressources humaines qui interviendra. En cas de force majeure, l’animateur peut prendre des mesures, mais en général, les jeunes peuvent se parler pour trouver des solutions.»

Quant au transport, Samuel Beaulieu-Michaud ajoute que certains membres de la coopérative voyagent à vélo. «Parfois, les parents les amènent sur le lieu du contrat ou encore le transport en commun lorsque cela est possible. Habituellement, les jeunes sont en mesure de s’organiser.»

La période de recrutement a eu lieu dans les écoles secondaires et la sélection des 15 candidats s’est faite par la suite. «On a d’abord fait une entrevue de groupe et une autre individuelle par la suite. La sélection des membres était la dernière étape.» Mélissa Paquet rappelle qu’il s’agit d’un projet pédagogique et que les deux accompagnateurs ont comme priorité d’offrir un soutien à chacun des jeunes.

Gabrielle Labbé et Coralie Côté, en compagnie de l’animateur Simon Auclair, et les clients Christiane Dion et Pierre Auclair.

©Photo Métro Média – Alain Couillard