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Voyage humanitaire à 13 ans

Henri Prémont part seul en Tanzanie


Publié le 12 juillet 2018

Henri Prémont joue au football à l'automne avec les Centaures de La Courvilloise à la position de secondeur

©Photo Métro Média – Jean Carrier

Voyager seul peut paraître intimidant pour certaines personnes, mais Henri Prémont, 13 ans, semble en plein contrôle alors qu'il s'apprête à partir seul pour aller travailler dans un orphelinat de Tanzanie.  

Cette idée de voyager, d'apprendre de nouvelles cultures et d'aider les autres semble être ancrée dans cette famille de Beauport. La mère de la famille, Elina Pelletier, raconte que son fils Henri a vu ses deux sœurs plus vieilles partir en voyage échange à Guadalajara au Mexique. «C'était un peu différent, car c'était organisé avec l'école secondaire La Courvilloise, mais ça lui a certainement donné le goût de voyager.»

L'été dernier, une amie de la famille, Deborah McCracken, était en voyage à Québec. Elle a suggéré à la famille d'accueillir Henri pour travailler à l'orphelinat qu'elle dirige en Tanzanie avec sa fondation «The Olive Branch for Children». Cette idée a germé dans la tête du jeune homme. Comme il est encore trop jeune pour travailler durant l'été, ses parents ont décidé d'accepter l'invitation lancée et d'envoyer leur fils en Afrique pour 40 jours.

«La grande difficulté a été de trouver une compagnie qui assure une assistance constante (agent de bord) lors du voyage en avion de mon fils en raison du fait qu'il est mineur. C'était ma plus grande crainte et on a réussi à trouver avec le CAA. On a aussi trouvé une personne pour s'occuper de lui lors de son escale en Afrique», précise la mère visiblement soulagée de cette trouvaille.

Quand on discute avec le principal intéressé, on se rend compte rapidement de l'excitation du jeune homme. «Oui, j'ai hâte et je suis privilégié. Mes amis ne me croyaient pas quand je l'ai annoncé pour la première fois. J'ai certaines craintes, car ce sera la première fois que je prends l'avion, mais ça va bien se passer et j'ai confiance en Deborah. Une belle complicité s'est installée entre nous lors de sa visite à Québec» spécifie Henri.     

Loin de la capitale

L'endroit spécifique où Henri va passer son séjour est la ville de Mbeya. Situé à environ 700 km de la capitale Dar es Salam, c'est la plus grande ville du sud-ouest du pays. Celui qui vient de terminer sa première année d'école secondaire a des attentes précises pour son voyage.

«J'ai donné carte blanche à Deborah, ce qui veut dire que je ne sais pas trop quel travail  je vais faire, mais j'aime aider ceux qui en ont besoin. L'autre objectif de mon voyage est d'apprendre l'anglais, car cette partie du pays est anglophone. C'est comme un gros deux pour un. J'ai aussi fait un peu de recherche et la Tanzanie est reconnue pour les safaris et je ne dirais pas non à une expérience du genre, mais c'est mon hôte qui va décider.»

Celui qui est le premier de la famille à sortir du continent américain a reçu un appui inconditionnel de toute la famille. «Ses sœurs sont fières de lui et l'encouragent. Je pense qu'il va vivre de grands moments et qu'il sortira grandi de cette expérience. De mon côté, j'ai juste hâte qu'il me raconte comment c'était», conclut celle qui pratique le métier de pharmacienne.

Elina Pelletier a un enfant à chaque cycle du système d'éducation québécois alors que son fils fréquente l'école secondaire et que ses trois filles sont respectivement à l'université, au cégep at à l'école primaire.

©Photo Métro Média – Jean Carrier