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Prioriser l'apprentissage manuel

Par Émilie Pelletier

Publié le 8 juin 2018

Les élèves se réjouissent de cette forme d'enseignement extérieure

©Photo Métro Média – Émilie Pelletier

Depuis quelques mois, un groupe de parents travaille bénévolement à la mise sur pied d'un projet de jardin scolaire éducatif à l'école primaire du Petit-Prince, située à l'Ange-Gardien. Avec l'arrivée imminente de l'été, ils verront bientôt leurs efforts se concrétiser. 

Chapeauté et initié par Érika Gagnon, mère de deux enfants qui fréquentent l'école du Petit-Prince, le comité formé également de Claudie Vézina et de Louis-Philippe Huot a pour principal objectif d'initier les jeunes au jardinage, ainsi qu'à ses bienfaits pour l'environnement et la santé. Pour Mme Gagnon, qui coordonne les opérations, le fait de cultiver soi-même serait une bonne habitude à adopter pour récolter de la nourriture fraîche et exempte d'engrais chimique ou de pesticides, car elle contribuerait à réduire la pollution causée par le transport d'aliments.

«En 2018, il est fondamental que notre jeunesse soit à  l’affût de ces problématiques alimentaires et qu'elle comprenne la chaîne qui s'opère pour que la nourriture arrive à nos assiettes», ajoute-t-elle.

Pour la directrice de l'école, Renée-Claude Lizotte, le jardin éducatif représente également un bon moyen pour rapprocher les enfants de la réalité dans laquelle ils vivent au quotidien.

«Il y a plusieurs terres agricoles à l'Ange-Gardien et je trouve que c'est important de les faire connecter avec leur propre milieu et de les rattacher à des métiers qui existent tout près d'eux.»

Défi pédagogique

Le projet du jardin scolaire se veut également le banc d'essai d'une toute nouvelle forme d'enseignement. En effet, les élèves pourront bénéficier de quelques ateliers qui seront animés par des enseignants ou des bénévoles spécialisés en environnement et en botanique.

«On a beaucoup délaissé l'enseignement manuel au cours des dernières années, mais cette nouvelle méthode d'apprentissage reliée au jardin est stimulante parce qu'ils pourront y participer activement», s'est réjouie Mme Lizotte.

Ainsi, deux bacs en bois de cèdre ont récemment été construits en vue d'accueillir légumes, sous forme de graines ou de plantules, qui seront plantés par les jeunes. Le jardin sera constitué d'une variété de plantations comme des tomates, des concombres, des fèves, des carottes, des radis, des pois mange-tout et des fines herbes.

Pour la première phase du projet, ce sont près de 75 élèves, soit environ le tiers de l'école, qui prennent part à la toute première mise en terre, au début du mois de juin. Ils pourront ainsi récolter le fruit de leur travail dès la rentrée scolaire 2019. L'an prochain, à pareille date, on prévoit aussi la construction de six autres bacs, pour éventuellement élargir la cueillette.

«On part de quelque chose de tout petit cette année, mais qui va être appelé à croître avec les années, tout comme les plants!» a joyeusement conclu la directrice.

Le projet jouit de l'aide de nombreux commanditaires qui ont offert temps, argent et services en tous genres. Une levée de fonds est toujours en cours pour assurer son développement. 

Les élèves se réjouissent de cette forme d'enseignement extérieure

©Photo Métro Média – Émilie Pelletier