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Urbz : un babillard 2.0 à l’Université Laval


Publié le 6 mars 2015

Des messages de tout genre peuvent être publié sur l’application, aucun filtre n’est imposé. (Photo TC Media—Marika Vachon-Plante)

Lancé par un étudiant français de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, Terence Tyr, l’application mobile Urbz, lancée il y a un peu plus d’un mois, est en quelque sorte un babillard 2.0.

Ayant un peu plus de 1000 adeptes, la messagerie de proximité permet, à qui le veut bien, de publier un message qui sera reçu par un certain nombre d’usagers de l’application se trouvant dans un rayon d’une dizaine de kilomètres.

Selon son créateur, Terence Tyr, l’application répond à un besoin qui se fait bien sentir sur le campus. «Quand je suis arrivé à l’Université Laval, j’avais besoin de certains meubles et je ne savais pas qui contacter. Il y a certes les pages Facebook des différentes facultés de l’université. Cependant, si tu souhaites te procurer un frigidaire, tu ne veux pas seulement demander à quelqu’un de ta faculté, tu veux que le meuble soit proche», explique-t-il.

Pallier à un manque créer par les différentes applications telles que Kijjiji ou et Les Pacs, Urbz tente de simplifier l’action de rejoindre un grand nombre de personnes, et ce, rapidement.

Il est certain que le créateur souhaite que l’application soit utilisée en dehors des murs de l’enceinte universitaire, il vise la ville de Québec pour débuter et qui sait, peut-être le Québec par la suite.

«C’est certain que le besoin se présentait davantage sur le campus, mais rien n’empêche monsieur madame tout le monde de publier un message pour demander un service ou encore vendre un objet. On veut réellement créer un lien de proximité entre les habitants», enchaine Terence Tyr.

Volet entreprise

Depuis peu, l’application comporte un volet pour les entreprises. Le but est de faire connaître les entreprises de «quartier» aux gens qui demeurent tout près. «On veut offrir une visibilité aux petites entreprises de quartier et en échange ces dernières offrent des rabais aux étudiants qui se situent dans un rayon de dix kilomètres», soutient le jeune entrepreneur.

Pour l’instant, une seule entreprise a décidé de travailler de pair avec l’équipe derrière Urbz, composée de Terence Tyr, de son frère et de sa belle-sœur. «Ça fait déjà un moment que nous travaillons avec eux afin de travailler l’image et de peaufiner la technique», renchérit le créateur.

Application en mouvance

Bien que l’application fonctionne bien en ce moment, Terence Tyr souhaite travailler encore sur les détails techniques de l’application.

«Quand nous avons sorti l’application sur Google Play, on voulait voir si cela intéressait la communauté universitaire et si c’était possible de croire en ce projet. Maintenant que les preuves sont faites, il ne reste plus qu’à améliorer le principe afin de maximiser les utilisations de l’application», dit-il.

Il ajoute que l’important, c’est de commencer avec l’essentiel. Par la suite, le but est d’écouter les commentaires des utilisateurs et d’améliorer l’application en soi.

Québec Hebdo