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Minimaison: le concept séduit principalement en périphérie


Publié le 11 novembre 2017

Plus petite et d'une valeur plus modeste, la minimaison est plus rentable pour une municipalité, lorsqu'installée sur des terrains non desservis.

©(Photo TC Media – Archives)

DOSSIER.  Souvent associé à la villégiature et à la vie de chalet moderne, le concept des minimaisons se développe essentiellement du côté des municipalités en périphérie des grands centres urbains. Une réalité encouragée par la disponibilité des terrains, mais aussi par le rendement fiscal de tels projets résidentiels.

En effet, il semble que les grandes villes soient peu entichées par cette formule d'habitation à petit budget. Dans un milieu urbanisé et desservi par de coûteuses infrastructures d'aqueduc et d'égout, il devient difficile de rentabiliser pareils investissements sans déséquilibrer l'assiette fiscale. En clair, les petites propriétés abordables rapporteraient trop peu de taxes municipales.

Nous sommes parmi les premiers à Saint-Ferréol-les-Neiges à avoir modifié nos règlements en conséquence.

Parise Cormier, mairesse de Saint-Ferréol-les-Neiges

C'est donc l'aspect rentabilité des rares terrains encore disponibles, qui incite les grandes villes à bouder le concept. Celles-ci sont davantage tournées vers la densification urbaine, afin d'optimiser leurs investissements dans les infrastructures municipales. C'est ce qui explique que le concept des minimaisons intéresse davantage les municipalités en périphérie des grands centres.

Intérêt concret

Ainsi, dans la région de Québec, on retrouve essentiellement des projets du genre du côté de Portneuf, de la Jacques-Cartier, de la Côte-de-Beaupré et de Charlevoix. Mairesse de Saint-Ferréol-les-Neiges et préfète de la MRC de la Côte-de-Beaupré, Parise Cormier confirme l'intérêt manifeste dans son patelin.

«Nous sommes parmi les premiers à Saint-Ferréol-les-Neiges à avoir modifié nos règlements en conséquence. Un développement d'une vingtaine de minimaisons est en préparation cet été sur le rang Saint-Julien», exprime Mme Cormier. D'autres projets seraient en cours d'analyse par des promoteurs sur le territoire.

La MRC de la Jacques-Cartier se fait également proactive en la matière. «Un premier projet est en chantier à Sainte-Brigitte-de-Laval. Par ailleurs, une analyse de faisabilité serait en cours du côté de Fossambault-sur-le-Lac. Aucune autre ville ou municipalité du territoire n'a manifesté d'intention en ce sens pour l'instant», précise Marie-Josée Labbé, conseillère en communication à la MRC de la Jacques-Cartier.

TC Media