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08:32 29 mai 2020 | mise à jour le: 28 mai 2020 à 14:59 temps de lecture: 2 minutes

Étude sur les microbes aéroportés résistants aux antibiotiques

Étude sur les microbes aéroportés résistants aux antibiotiques
Beaucoup d’espoirs sont fondés sur la recherche sur la résistance des microbes aux antibiotiques entamée par la professeure Caroline Duchaine et son équipe. (Photo gracieuseté – Jean Rodier)

SANTÉ. Des chercheurs de l’Université Laval vont étudier la propagation dans l’environnement de microbes aéroportés présentant une résistance aux antibiotiques. À cette fin, la professeure Caroline Duchaine, de la Faculté des sciences et de génie, et son équipe de recherche ont obtenu une subvention de 4M$.

Ce financement est octroyé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). La professeure Duchaine examinera la façon dont se propage la problématique de la résistance aux antibiotiques. L’étude portera sur différents milieux à travers le pays, allant de la toundra et des forêts arctiques aux laiteries, en passant par les fermes piscicoles et les abattoirs de porcs.

«Les risques liés à la dissémination de l’antibiorésistance sont reconnus par les instances internationales. Cependant, le rôle de l’air dans cette problématique n’a été que très peu étudié. Cette étude est une pièce du puzzle essentielle afin de compléter les modèles de dissémination et d’exposition», explique Caroline Duchaine, qui est aussi membre du Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec-Université Laval.

Comprendre le phénomène

L’objectif consiste à déterminer le rôle des sources industrielles, agricoles ou humaines dans la propagation de la résistance aux antibiotiques. Pionniers dans l’étude des bioaérosols, l’équipe de recherche et ses collaborateurs seront en mesure de contribuer à la compréhension de ce phénomène d’intérêt mondial. Le CRSNG y voit une occasion de contribuer à former la relève scientifique au pays.

«La résistance aux antibiotiques est un problème de santé publique préoccupant. L’angle novateur proposé pour étudier la question ainsi que l’interdisciplinarité de l’équipe de recherche permettront de trouver des réponses originales. Celles-ci contribueront à la mise en place de stratégies plus efficaces de lutte contre cette menace mondiale», souligne Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval.

Québec Hebdo

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