Art De Vivre
08:29 20 mai 2020 | mise à jour le: 19 mai 2020 à 17:27 temps de lecture: 4 minutes

Un dernier au revoir toujours essentiel en temps de crise

Un dernier au revoir toujours essentiel en temps de crise
Annie Saint-Pierre et Jonathan Goyer, respectivement d.g. et président de la CTQ, rappellent que le processus de deuil nécessite un minimum de rituels funéraires. (Photo gracieuseté)

SOCIÉTÉ. La Corporation des thanatologues du Québec (CTQ) se veut rassurante sur la gestion des décès qui surviennent au Québec en cette période de pandémie. Bien que réduits, les rituels funéraires s’effectuent toujours dans le souci d’accompagner les familles endeuillées, tout en respectant les mesures de distanciation sociale.

En dépit de la crise sanitaire actuelle, les centres funéraires prennent en charge chaque jour entre 170 et 200 décès de toutes causes. C’est bien davantage que les plus sombres bilans quotidiens de la Covid-19. Le regroupement profite de l’occasion pour clarifier certains points concernant le rôle de ses membres et les conséquences de la pandémie.

On tient d’abord à certifier que les entreprises funéraires sont en mesure de répondre efficacement aux besoins. «Elles assurent la prise en charge rapide des dépouilles atteintes ou non de la Covid-19. Cela s’opère dès que les formalités administratives sont respectées par les établissements de la santé et que la famille mandate l’entreprise funéraire», précise Annie Saint-Pierre, directrice générale de la CTQ.

La corporation avise également que les espaces de conservation des défunts dans les installations de ses membres répondent aux plus hautes normes de qualité. De plus, elles ont la capacité de suffire à la demande actuelle. On déplore toutefois la pression exercée sur les centres funéraires parce que les morgues de certains hôpitaux sont débordées, alors que les CHSLD n’en ont pas.

Rituels modestes maintenus

Il est déjà assez pénible de savoir que tant de personnes sont décédées seules, qu’il est impensable de ne pas offrir un dernier hommage à un proche. La CTQ réitère la possibilité d’offrir un au revoir digne à ceux qu’on a perdus. Pour une dépouille atteinte de la Covid-19, les proches ont toujours le choix d’inhumer le corps dans un cercueil au cimetière ou de procéder à la crémation. Plus modestes, les cérémonies se déroulent à certaines conditions, notamment à cercueil fermé et hors des lieux de cultes.

«Les entreprises funéraires ont mis en place des protocoles stricts qui permettent aux endeuillés de tenir des rituels privés ou en groupe restreint. Il nous apparaît important de faire en sorte que le deuil puisse se vivre malgré les mesures préventives mises en place pour éviter la propagation du virus. Nos membres respectent également le désir des familles de reporter le rituel à une date ultérieure», explique Jonathan Goyer, président de la CTQ.

Jusqu’ici, les lieux de culte n’ont pas encore ouvert leurs portes et tant que les églises ne pourront permettre des funérailles, l’option de tenir un moment de recueillement dans les entreprises funéraires est souhaitable. Les entreprises funéraires rappellent appliquer des mesures de protection optimale pour leurs visiteurs et pour leurs employés.

Ressources d’aide au deuil

Il est recommandé aux familles qui en ressentent le besoin de recourir aux ressources en place pour les aider à traverser l’épreuve de la mort d’un proche. La CTQ suggère de parler avec les professionnels des entreprises funéraires ou de consulter les spécialistes tels que Deuil-Jeunesse, la ligne d’écoute 1-888-le-deuil, un membre de l’Ordre des psychologues du Québec, un membre de l’Association des travailleurs sociaux et des thérapeutes, ou le CLSC de votre région.

Pour plus d’information: www.domainefuneraire.com.

Pour lire le texte initial sur le même sujet publié en début de pandémie, cliquez ici.

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