Art De Vivre
10:26 26 février 2020 | mise à jour le: 25 février 2020 à 10:37

Atteindre le mieux-être avec la Technique Alexander

Atteindre le mieux-être avec la Technique Alexander
Helène Bellemare pense qu’il faut au moins cinq à six séances avant de comprendre les concepts de la Technique Alexander pour les appliquer soi-même ensuite. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

POSTURE. Hélène Bellemare a découvert la Technique Alexander en explorant diverse solutions pour soigner ses tendinites chroniques liées à la pratique de la flûte traversière qu’elle a étudiée pendant des années. Conquise, elle a finalement obtenu son diplôme en enseignement de la technique F.M. Alexander en 2012 après trois ans d’études à Montréal.

La Technique Alexander, qui vient d’un Australien du même nom qui l’a créée en 1890, fait partie de l’éducation somatique. Ces techniques travaillent avec l’être dans sa globalité, on n’y sépare pas le corps et le mental. «Tout ce qu’on fait dans la vie on le fait avec notre personne en entier. Ma façon de m’organiser, ma posture, ma façon de respirer, tout cela est relié. Ma position affaissée qui m’empêche de bien respirer peut par exemple envoyer un signal à mon mental», image-t-elle.

Rééducation du corps

La Technique Alexander est un style de rééducation psychoposturale, un guide d’utilisation du corps humain. On y apprend à s’observer soi-même de manière objective, à analyser comment on réagit, comment on bouge, comment on marche, etc. Ensuite on travaille à arrêter nos réactions initiales pour être capable de mettre en place de nouveaux modèles de mouvements. Ceux-ci vont finalement nous aider à éliminer les tensions, à avoir une plus grande fluidité de mouvement et à mieux gérer notre stress.

«Mes émotions ont des manifestations physiques aussi. Si je suis fâchée pour une circonstance sur laquelle je n’ai aucun contrôle, par exemple un retard sur la route, en en prenant conscience et en décidant de me détendre parce que je n’ai pas envie en plus de me sentir mal, ma réaction face à la situation peut elle aussi évoluer. Parce qu’on emmagasine et on ancre des émotions dans nos façons de réagir. Si je ne suis pas capable de lâcher prise mentalement face à mon stress, je peux mettre en place des moyens physiques d’y arriver. Je peux ainsi retomber plus rapidement dans un état qui va m’aider», explique Hélène Bellemare.

Posture et tensions

La Technique Alexander est aussi beaucoup utilisée par les musiciens pour évaluer la posture avec l’instrument et les tensions que celle-ci créée. Elle sert aussi aux comédiens ou aux gens qui doivent parler en public et qui perdent parfois leurs moyens avant l’entrée en scène. Ils peuvent aller y chercher des techniques à mettre en place pour devenir plus à l’aise, plus solide, et moins tendus. «En apprenant à analyser nos réactions, on peut ensuite les remettre en question pour pouvoir instaurer des mécanismes plus bénéfiques», pense-t-elle.

Selon la praticienne, nous faisons beaucoup de choses dans la vie de tous les jours avec plus de tensions que nécessaire. La simple action de se lever et de s’asseoir par exemple. «On ne le fait pas nécessairement de façon optimale. Souvent les gens ne savent pas comment on doit le faire. Notre tête pèse 12 à 15 livres, donc ce que je fais avec quand je me lève a un impact sur ma nuque et mon dos. Au lieu de projeter le corps en avant en donnant un coup avec la tête par-derrière, ou en s’appuyant sur nos jambes pour nous lever, il faut utiliser le poids de la tête pour se projeter vers en avant. Cela peut paraitre simple en l’expliquant. Mais le mettre en pratique est plus complexe qu’on ne le croit. De la même façon, les gens se laissent souvent tomber en s’assoyant. Cela accumule de la tension dans le cou. Une douleur que l’on finit par tolérer», termine Hélène Bellemare.

Pour plus d’info ou pour prendre rendez-vous à Québec: www.lateteenhaut.ca

 

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *