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Garderie à tendance zéro déchet: éviter les options faciles

Dossier zero déchet


Publié le 10 novembre 2018

Rébecca Belzile et ses deux filles dans le coin lecture de sa garderie.

©(Photo Métro Média – Perrine Gruson)

DOSSIER. La garderie en milieu familial Les p’tites étoiles filantes à Beauport vient d’ouvrir. Rébecca Belzile est mère de deux jeunes enfants et propriétaire de la garderie qui se veut à tendance zéro déchet. On vous présente comment le milieu familial essaie de changer les habitudes, un pas à la fois.

La garderie a ouvert fin août et propose des valeurs qui sont chères à sa responsable. Parmi elles, on retrouve éducation bienveillante, tendance zéro déchet, nourriture faite maison.

Mme Belzile n’est pas une professionnelle du zéro déchet mais a commencé un virage vert pour son service de garde.

«Les jouets que j’ai achetés sont à 80% de seconde main. Les meubles aussi. J’accepte évidemment les couches lavables et je fais la nourriture moi-même», souligne la maman et éducatrice.

Lorsqu’elle doit acheter des produits, elle tente le plus possible d’acheter en gros pour diminuer le plus possible les emballages. Elle souhaite également faire bientôt ses propres produits ménagers pour désinfecter les jouets, tout comme utiliser des lingettes en tissu dans la mesure du possible.

Personnellement, Rébecca Belzile et son conjoint font des choix qui s’inscrivent directement dans un but de diminution des déchets. Shampooing en barre, sacs en tissu pour les fruits et légumes, sacs réutilisables de type Ziploc en tissu confectionnés à la maison sont quelques-unes des actions mises en place chez les Belzile.

Des parents aux valeurs similaires

Rebecca Belzile maintient que les parents qui ont inscrit leurs enfants partagent les mêmes valeurs ou ont à cœur les mêmes préoccupations environnementales, à tout le moins. La maman veut favoriser les sorties extérieures dans la cour avec les enfants. «L’été prochain, je compte faire du compost et un jardin avec les enfants. J’aimerais qu’on soit au moins autosuffisant pour les légumes de collations», explique-t-elle.

Une organisation plus structurée

Mme Belzile doit reconsidérer plusieurs aspects de son organisation en regard aux choix qu’elle fait. «C’est plus de planification au niveau des menus, plus de vaisselle aussi (par exemple, le yogourt en gros pot est mis dans des plats lavables plutôt que dans les petits plats du commerce qu’on jette)», souligne l’éducatrice. Elle signale que les activités doivent être repensées pour ne pas créer de déchets comme utiliser le recyclage pour faire les bricolages. «C’est pas tant plus compliqué mais ça demande une réflexion supplémentaire au lieu d’aller vers l’option facile», conclut-elle.