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Québécois en faveur d'un financement de base adéquat pour le communautaire

Sondage sur l'action communautaire autonome


Publié le 22 octobre 2017

La Semaine nationale de l'action communautaire autonome se tient du 22 au 28 octobre 2017.

©(Illustration gracieuseté)

ANALYSE. Réalisé dans le cadre de la Semaine nationale de l'action communautaire autonome, qui se tient du 22 au 28 octobre, un sondage révèle notamment que 84% des Québécois sont favorables à ce que les organismes soient financés adéquatement. C'est l'élément principal qui ressort de l'étude commandée par le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) sur la perception de la population quant au rôle et à l'impact des organismes communautaires dans la société.

«Nous sommes très contents des résultats, affirme Claudelle Cyr, présidente du RQ-ACA. Dans le contexte difficile actuel, ça fait du bien de constater à quel point la population nous connait et surtout, à quel point elle nous soutient.» Elle en veut pour preuve le fait que ce sondage révèle que 98% des Québécois connaissent les organismes communautaires oeuvrant dans les principaux secteurs d'intervention et que 70% ont déjà eu un contact direct avec eux, soit comme travailleur ou travailleuse (31%), comme bénévole (64%) ou comme personne ayant bénéficié de leurs services ou activités (24%).

Ça fait plus de 10 ans que le gouvernement n'a pas renouvelé ses engagements envers le communautaire. Le dernier plan d'action gouvernemental en matière d'action communautaire remonte à 2004.

Claudelle Cyr, présidente du RQ-ACA

Ce sondage démontre également que la population reconnait que les organismes remplissent plusieurs rôles dans la société : un lieu d'appartenance pour briser l'isolement (83%), une aide pour l'amélioration des conditions de vie et de pauvreté (82%), une aide pour défendre les droits (75%) et un lieu de participation citoyenne (71%).  Enfin, la population reconnait que nous avons un impact économique important, notamment en matière d'emploi et de bénévolat (66%) ainsi qu'un impact sur l'amélioration des lois et des politiques publiques (72%). 

En phase avec le thème de la Semaine «L'action communautaire autonome c'est toi, c'est moi, c'est nous!», ce sondage veut confirmer que l'action communautaire autonome est au cœur des communautés et des pratiques citoyennes. Cette approche d'intervention citoyenne représente l'un des maillons de notre filet social et constitue une source de fierté pour notre mouvement.

«Ça fait plus de 50 ans que nous contribuons, collectivement, à l'amélioration des lois et des politiques publiques au Québec et que nous soutenons les personnes en situation de pauvreté et d'exclusion, indique Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA. La situation financière des organismes est critique et il est urgent que le gouvernement s'engage en soutenant adéquatement notre travail.»

Rencontre avec les élus

Le 25 octobre, une délégation du RQ-ACA se rendra à l'Assemblée nationale pour rencontrer le caucus du gouvernement ainsi que les députés des différents partis de l'opposition afin de réclamer des engagements financiers, mais aussi des engagements pour un nouveau plan d'action gouvernemental en matière d'action communautaire.

«Ça fait plus de 10 ans que le gouvernement n'a pas renouvelé ses engagements envers le communautaire, ajoute Mme Cyr. Le dernier plan d'action gouvernemental en matière d'action communautaire remonte à 2004. Ça prend de l'argent, mais ça prend aussi une vision gouvernementale cohérente et des actions concertées pour l'ensemble des ministères et non des investissements à la pièce.»

But et méthodologie

La Semaine nationale de l'action communautaire autonome vise à faire rayonner les contributions positives de l'action communautaire autonome à la société québécoise, notamment en termes de participation citoyenne, et au rôle qu'elle joue comme moteur de progrès social depuis 50 ans.

Le sondage omnibus a été effectué par la firme L'Observateur entre le 28 septembre et le 4 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1132 répondant-e-s. La marge d'erreur est de 5%, 19 fois sur 20.

(Source: Réseau québécois de l'action communautaire autonom