La clientèle aînée, une opportunité à saisir


Publié le 15 juin 2016
Aînés
(Photo © Depositphotos.com)

VIEILLISSEMENT. En 2031, le quart de la population québécoise sera âgée de 65 ans et plus. Alors que certains craignent les conséquences de ce «tsunami gris», d'autres y voient une opportunité à saisir.

«Je crois qu'il faut plutôt voir le volet positif. On parle de plus en plus en Europe de la Silver Economy. Il y a un marché intéressant qu'il faut saisir», estime Josée Viens, fondatrice d'UMANO, interviewée mercredi, journée mondiale de lutte contre la maltraitance envers les personnes aînées. Cette entreprise aide les organisations à adapter leurs offres aux besoins des aînés à travers des formations, du coaching ainsi que de l’accompagnement.

Selon elle, les entreprises auraient tout à gagner à développer leur «réflexe aîné», qui permet de mieux comprendre les effets du vieillissement pour réussir à s'adapter à la clientèle plus âgée.

UMANO donne des centaines de formations par année à des entreprises oeuvrant dans plusieurs domaines, comme des institutions financières, des épiceries ou des résidences pour personnes âgées. Les formateurs font notamment porter un habit qui simule des symptômes du vieillissement, comme la perte musculaire. «Si on veut bien servir la clientèle, il faut comprendre les défis auxquels ils sont confrontés», soutient Mme Viens, qui y voit également une occasion pour défaire certains préjugés envers les personnes âgées.

Elle ajoute que bien souvent, les solutions peuvent être aussi simples qu'efficaces. Par exemple, un sondage réalisé auprès de clients d'une institution financière a permis de réaliser que le simple ajout d'un crochet pour y mettre un manteau contribuerait à une meilleure expérience client. Il peut également s'agir

Ouverture

Mme Viens observe que les dirigeants d'organisations sont de plus en plus conscients de cet enjeu et ouverts à modifier leurs pratiques. «Il voit leur clientèle qui vieillit et sont à la recherche de solutions pour mieux les accommoder», affirme-t-elle.

Malgré tout, il y a encore du pain sur la planche. «Je pense qu'il reste beaucoup de sensibilisation à faire. [...] Les gens sont de plus en plus ouverts, mais là, c'est à nous de proposer des solutions pour passer à l'action», mentionne celle qui a co-fondé UMANO, une entreprise de Québec, il y a maintenant huit ans.

Québec Hebdo