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Un dernier arrêt à Québec avant les maritimes

Traversée du Canada d'ouest en est en vélo


Publié le 10 août 2015

RENCONTRE. Farha Hafsaoui, Québécoise d'adoption originaire de France, s'est lancé un grand défi: parcourir le Canada en vélo d'un bout à l'autre. La ville de Québec figure parmi ses trois destinations d'arrêts.

La cycliste s'est donné comme objectif de parcourir le Canada d'ouest en est. Partie de Victoria le 16 mai dernier, elle est désormais rendue à la ville de Québec, avant de repartir pour un autre mois vers les provinces maritimes. «La distance pour traverser le Canada est d'environ 8000km, explique-t-elle. Je dois encore rouler environ 2500km pour atteindre l'est du pays.»

Plus qu'un simple défi personnel, Farha Hafsaoui cherche aussi à attirer l'attention sur sa condition particulière. La femme de 37 ans souffre du vitiligo depuis l'âge de 14 ans. Certaines zones de sa peau perdent peu à peu de leur pigment, laissant des zones blanches sur son corps. «C'est une maladie dont on entend peu parler, entre autres parce qu'elle touche seulement un faible pourcentage de la population, croit-elle. Même s'il n'y a rien de douloureux ou de contagieux avec cette maladie, les effets psychologiques peuvent grandement affecter la vie d'une personne atteinte.»

La cycliste, qui a depuis peu sa résidence permanente au Québec, a choisi de rouler pour montrer qu'il était possible et bénéfique de vivre sa vie à cent pour cent. «J'entends beaucoup d'échos des gens qui souffrent du vitiligo et qui souhaitent se camoufler, se cacher, raconte-t-elle. Je veux leur montrer, et à toute la population, qu'on peut prendre sa vie en main et vivre avec un brin de folie.»

Une pause à Québec

Farha Hafsaoui a choisi de s'arrêter à Québec quelque temps pour retrouver une ancienne colocataire à elle qui réside dans le quartier Saint-Sauveur. La veille, elle était encore dans la ville de Trois-Rivières. «Je fais environ une centaine de kilomètres par jour en moyenne», affirme la cycliste. Plutôt que de passer sans s'arrêter, elle préfère prendre le temps d'explorer les alentours lorsqu'elle arrive à une nouvelle destination. «J'adore les rencontres qu'on peut faire en voyage. On entend souvent parler du mauvais dans nos sociétés, mais en réalité, les gens sont bons.»

Avec elle, la femme ne transporte que l'essentiel pour traverser le pays en entier. «Sur mon vélo, j'ai tout ce que j'ai besoin d'avoir à porter de mains: trousse d'urgence, bouteille d'eau et quelques vêtements de rechange. Dans ma remorque, j'ai plus de matériels: tente, sac de couchage, vêtements et mes deux petits luxes, un coussin et un tapis autogonflant.» Sans savoir nécessairement sa destination finale, elle sait que Québec est son dernier arrêt.

Québec Hebdo