Pédaler 500 km en trois jours pour sensibiliser au port du casque

Défi Tête la première


Publié le 21 juin 2015

SÉCURITÉ. Quarante-huit cyclistes ont parcouru 500 kilomètres en trois jours afin de sensibiliser la population au port du casque et des conséquences que peut avoir un accident à vélo si la tête n'est pas protégée.

Partis vendredi de Saint-Jérôme, les participants sont arrivés vers 14h à l'Archibald de Sainte-Foy pour ce qui était le premier chapitre du Défi Tête la première, qui en plus de sensibiliser au port du casque à vélo, vise à recueillir des fonds au profit de la Fondation Sports adaptés et de l’organisme Le Bouclier Prévention.

Simon Poulin, directeur et fondateur du Défi Tête la première, voulait avec cet événement faire prendre conscience aux cyclistes ce qui leur pend au bout du nez en ne portant pas de casque. «On voulait aussi expliquer ce qu'était un traumatisme. Ce n'est pas une blessure comme les autres. Ç'a une conséquence importante sur la vie personnelle, sociale et professionnelle des individus alors on doit en parler», estime-t-il. C'est pourquoi il a rallié à sa démarche des personnes du domaine de la santé, dont des médecins oeuvrant en traumatologie. «En ralliant des gens du milieu du sport, de la santé et de l'éducation, on va réussir de façon concertée à être de meilleurs ambassadeurs pour transmettre l'information.»

Amélioration

Bien qu'il reste du travail à faire, le président d'honneur de l'événement, Jean-Marie De Koninck, observe une certaine amélioration au niveau du port du casque. «Je pense que ça s'améliore beaucoup. Je me souviens, on regardait les statistiques il y a 5 ou 6 ans et le port du casque était stable, autour de 37%. C'était un peu décourageant, car ça ne s'améliorait pas. Là, il y a beaucoup de campagnes de sensibilisation, beaucoup d'efforts sont déployés pour sensibiliser la population au port du casque à vélo», affirme le président de la Table québécoise de sécurité routière, qui croit que le taux a dépassé les 50% aujourd'hui.

«Quand même, pas mal de gens ne le portent pas encore. Il faut que ça devienne une habitude. C'est un achat qui devrait être intégré à l'achat d'un vélo. On n'est pas loin de la solution, mais ça prend des gestes concrets comme celui-là [le Défi Tête la première]. C'est beau les discours, mais c'est important de passer à l'action aussi», croit M. De Koninck.

Il ajoute d'ailleurs qu'il n'existe pas de petits traumatismes crâniens. «Quand vous en avez un, vous l'avez pour la vie. Moi, je trouve que ça pousse à réfléchir. C'est un incitatif assez fort pour encourager quelqu'un à dépenser quelques dollars pour acheter un casque et le porter de façon systématique», mentionne le président d'honneur. Il ajoute que la sensibilisation auprès des parents est d'autant plus importante afin qu'ils transmettent cette habitude à leurs enfants. «S'ils prennent cette habitude, ils vont l'avoir pour la vie.»

Québec Hebdo