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La main-d’œuvre au cœur des discussions

Débat électoral à Québec


Publié le 11 septembre 2018

Les candidats, Joëlle Boutin, Diane Lavallée, Sébastien Proulx et Sol Zanetti.

©Métro Média – Alain Couillard

Joëlle Boutin de la Coalition Avenir Québec, Sébastien Proulx du Parti Libéral du Québec, Diane Lavallée du Parti Québécois et Sol Zanetti de Québec Solidaire ont participé à un débat électoral sur trois thématiques : la rareté de la main-d’œuvre, le soutien aux entrepreneurs et le transport et la mobilité.

Chaque thème a donné lieu à des échanges d’idées, parfois diamétralement opposés, mais toujours courtois. Le tramway structurant, le pont de Québec, le dossier du 3e lien ont, entre autres, permis aux candidats d’exprimer les visions de leur parti. Le thème de la pénurie de la main-d’œuvre qualifiée a été celui qui a amené le plus d’éléments de discussions.

Sébastien Proulx et Sol Zanetti.
Métro Média – Alain Couillard

Questionné sur cette problématique, Sébastien Proulx a précisé que le milieu d’affaires regroupait des investisseurs et des entrepreneurs qui veulent de la stabilité, un climat de confiance tout en les laissant travailler. Il a rappelé que toutes les réalisations de Québec, que ce soit en transport, en culture ou en institutions avaient été réalisées sous un gouvernement libéral. Concernant la main-d’œuvre, il note qu’il est important d’avoir un bassin de talents important. «On ne peut pas se priver d’un tiers de notre immigration. Il faut soutenir nos entrepreneurs, faire mieux, et là-dessus, ceux qui croient que l’immigration est un problème plutôt qu’une solution à nos enjeux économiques et à la prospérité de Québec se trompent.»

Dans ce débat concernant la diminution provisoire du seuil du nombre d’immigrants, qui passerait de 52 000 à 35 000 sous un gouvernement de la CAQ, la candidate Joëlle Boutin soutient que l’intégration des immigrants doit d’abord être solutionnée. «Il y a 26 000 dossiers d’immigrants économiques qui ne sont toujours pas réglés. Nous voulons faire une refonte de ce ministère afin d’améliorer l’intégration.» Elle a rappelé qu’une meilleure reconnaissance des diplômes est l’une des solutions envisagées, un élément qui avait déjà été soulevé en 2008 par le chef du parti libéral de l’époque, Jean Charest, a-t-elle rappelé.

Les candidates Joëlle Boutin et Diane Lavallée.
Métro Média – Alain Couillard

Diane Lavallée note que le dossier de l’immigration est un facteur important pour le parti québécois. Elle soutient que le succès de l’intégration est avant tout le français. «On sait qu’il y a un bassin de plusieurs millions de personnes qui parlent français dans le monde, dont un million, en Chine.» Elle indique que le facteur de succès de l’intégration et de la rétention passe inévitablement par l’usage de la langue française, particulièrement dans la région de Québec. «Il faut aussi que nos étudiants étrangers puissent travailler 20 heures par semaine, tout comme les personnes de 55 ans et plus, ce qui ajouterait une main-d’œuvre disponible.»

Sol Zanetti soutient que Québec Solidaire propose un plan économique bénéficiant aux PME du Québec ainsi qu’à l’économie sociale. Il avoue ne pas être surpris de l’annonce de la CAQ concernant la diminution provisoire du nombre d’immigrants. «Nous on ne veut pas bouger le seuil actuel. On veut travailler sur une meilleure inclusion au marché du travail. Des immigrants, oui, en mettant des seuils d’embauche de 25% dans la fonction publique et le parapublic et des entreprises qui ont des contrats avec le gouvernement.» Le candidat ajoute que le parti veut améliorer la francisation, investir massivement dans le système de l’éducation, et améliorer la reconnaissance de leur diplôme.