12:30 4 janvier 2022 | mise à jour le: 4 janvier 2022 à 16:22 Temps de lecture: 4 minutes

COVID-19: la durée de l’isolement passe à 5 jours au Québec pour les vaccinés

COVID-19: la durée de l’isolement passe à 5 jours au Québec pour les vaccinés
Photo: Josie DesmaraisDes personnes portant un masque marchent devant le centre de dépistage de la COVID-19 de l'Hôtel-Dieu de Montréal. / Josie Desmarais/Métro

La durée d’isolement des personnes atteintes de la COVID-19 et doublement vaccinées est réduite de 10 à 5 jours. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Santé lors d’un breffage technique réservé aux médias, mardi. La mesure s’applique uniquement aux personnes asymptomatiques ou dont les symptômes régressent.

La personne infectée doit avoir passé une journée sans symptôme avant de quitter sa période d’isolement. Cette période de cinq jours, durant laquelle le port du masque et le maintien de la distanciation sociale sont obligatoires, débute dès l’obtention d’un test de dépistage positif, ou à l’apparition de symptômes.

Dans le cas des travailleurs de la santé, la durée de l’isolement demeure à sept jours pour le contact avec les patients.

Pour les vaccinés, seules les personnes ayant maintenu un contact étroit avec une personne infectée devront s’isoler pour cinq jours. Parmi ces contacts, on compte les colocations. Ceux qui ont maintenu un contact de plus de 15 minutes avec une personne infectée dans un autre milieu n’ont pas à s’isoler, mais doivent porter le masque en public, en plus de surveiller activement leurs symptômes.

Cette mesure ne s’applique pas aux personnes non vaccinées. Dans le cas d’un contact avec une personne infectée, peu importe où la transmission potentielle peut se produire, les personnes exposées doivent s’isoler pour une période de cinq jours.

En quête d’équilibre

En réduisant la période d’isolement des personnes infectées à la COVID-19, Québec imite plusieurs autres provinces canadiennes, comme l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Manitoba, de même que les États-Unis. Là-bas, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) assurent que cette décision est fondée sur des principes scientifiques, même si cela est remis en doute par plusieurs experts.

«La science nous dit que la charge virale est presque à son maximum 48h avant l’arrivée de symptômes, et lors des deux à trois jours suivants, explique la conseillère médicale de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux, Marie-France Raynault. On pourrait être plus précautionneux que moins et garder le 10 jours, mais à ce moment-là, on paralyse la société.» 

Il n’y a pas que la COVID-19 dans la vie. Si on n’a pas de pompiers pour éteindre les feux, de policiers pour assurer la sécurité, de livreurs pour la nourriture, c’est aussi une considération à prendre en compte en santé publique. Il faut faire une balance des inconvénients entre la balance de la transmission et la paralysie de la société. 

Marie-France Raynault, conseillère médicale de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux

Centres de test réservés

Parallèlement, Québec restreint l’accès aux centres de dépistage aux citoyens. Sauf exception, la population générale devra se tourner entièrement vers les tests rapides. Ainsi, la santé publique espère pouvoir réduire de moitié l’attente devant ses centres de dépistage.

Les délais de transmission des résultats rendent la transmission communautaire peu contrôlable, et l’approvisionnement en tests PCR est devenu de plus en plus difficile, justifie-t-on.

Seuls les personnes symptomatiques qui sont hospitalisées, les travailleurs de certains établissements de santé, les personnes sans-abri et les personnes qui se rendent dans des communautés autochtones ou issues de milieux à haut risque auront désormais accès au dépistage par test PCR.

Toutes les autres personnes sont appelées à passer des tests rapides. Celles qui n’en possèdent pas et qui présentent des symptômes sont appelées à respecter une quarantaine de cinq jours.

La situation pose problème pour les travailleurs, qui ont besoin d’une preuve pour justifier une absence auprès de leur employeur. Le diagnostic fourni par les tests PCR était précédemment utilisé en ce sens. «Il va falloir que les employeurs fassent confiance à leurs employés», avoue la Dre Raynault.

Resserrement des visites

Devant le portrait épidémiologique actuel, Québec réduit les visites dans les ressources d’hébergement comme les CHSLD et les résidences privées pour aînés. Seules les personnes proches aidantes (PPA) seront désormais admises en visite.

Chaque personne devra choisir un maximum de quatre PPA, pour limiter la propagation potentielle du virus. Les cas actifs dans les milieux de vie s’élèvent actuellement à 2640. En date du 2 janvier, 521 installations étaient touchées.

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