10:05 18 octobre 2021 | mise à jour le: 18 octobre 2021 à 14:33 Temps de lecture: 4 minutes

L’équipe équestre efficace sur le terrain

Photo: Photo gracieuseté SQ
Photo: Photo gracieuseté SQ

Lors de certains évènements socio-culturels, festivals ou autres, on voit parfois circuler des policiers à cheval, par exemple dans les rues de Boischatel pendant la Covid. Saviez-vous que cette unité de la Sûreté du Québec est utilisée lors d’opérations d’urgence et de recherches terrain?

L’unité équestre de la SQ a ses bureaux basés à Mascouche, alors que les chevaux eux-mêmes sont gardés sur les rives nord et sud de Montréal. Une seule équipe se déplace, selon les besoins locaux, aidée d’une vingtaine de policiers cavaliers répartis sur le territoire.

L’équipe équestre est actuellement composées de trois employés permanents: la sergente Emmanuelle Groleau qui en est la gestionnaire, une technicienne équine civile qui a été formée à l’école de La Pocatière en entrainement, dressage et comportement des chevaux, et une technicienne en administration. «Nous sommes en processus d’embauche d’un instructeur équestre qui sera un policier», explique l’Inspecteur Martin Roy, commandant de toutes les équipes spécialisées en mesures d’urgence dont l’unité équestre québécoise.

Les cavaliers des postes de police des différentes MRC sont parfois dégagés de leurs autres fonctions pour la période estivale ou pour certains week-ends afin de patrouiller à cheval lors de festivals ou d’autres activités culturelles. «Par exemple, un poste de police local nous sollicite pour de la patrouille un week-end, donc Mme Groleau va se déplacer avec les chevaux et sera accompagnée, une fois sur place, par un policier.»

Cette vingtaine de cavaliers en province ont été formés après avoir eux-mêmes démontré leur intérêt pour le poste. Ils prennent également part à divers entrainements réguliers au cours de l’année.

«Lorsque l’unité équestre se présente pour une première fois dans un poste de police, les patrouilles sont impressionnées de voir les techniques d’interception que celle-ci peut faire dans les parcs, mais aussi au niveau du code de sécurité routière et d’interception de véhicules. Chacune de nos sorties est efficace et optimisée. On a développé de bonnes techniques d’interception. On va régulièrement voir ailleurs ce qui se fait, par exemple au Service de Police de la Ville de Montréal et à la police de Toronto. On a beaucoup appris de ceux qui ont de la cavalerie dans leurs unités depuis plus longtemps que nous», expose l’inspecteur Roy.

«Les besoins augmentent d’année en année pour la police équestre. Celle-ci a effectué environ 80 sorties en 2019 et environ 120 à 130 sorties en 2020.»

– Martin Roy, commandant des équipes spécialisées en mesures d’urgence de la SQ

Un atout lors de recherches

Les deux mandats des unités spécialisées en mesures d’urgence sont: le maintien et rétablissement de l’ordre (où la patrouille équestre est moins utilisée) et la recherche et le sauvetage terrestre. «On l’utilise de plus en plus pour ratisser du terrain lors de cas de personne disparue dans le bois, ou dans les des endroits où les VTT ne peuvent pas aller alors que les chevaux le peuvent. C’est devenu presque systématique comme soutien dans les dossiers de disparitions.»

C’est souvent dans la seconde ou la troisième journée après la disparition que l’unité équestre est ajoutée dans la stratégie de recherche. «Lors d’une disparition, un poste local est d’abord mobilisé, puis un poste de commandement est instauré. Ensuite, ils font appel à nos services. On a un coordonnateur qui va prendre en charge le dossier et établir le profil. On sort des cartes, on déploie des marcheurs, des maitres chiens, et à ce moment la cavalerie va se joindre avec les VTT et les autres unités spécialisées. Donc on planifie les services et on s’adjoint des cavaliers locaux en fonction des disponibilités.»

 

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *