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Objectif: toucher la fibre canadienne


Publié le 7 septembre 2018

Pour Élisabeth Bélanger, la croissance du marché favorise un agrandissement du centre de production de Québec

©Photo Métro Média – Alain Couillard

La direction de la Maison Orphée, dont le siège social est situé à Québec, veut profiter de la foulée du débat sur l’imposition de tarifs douaniers américains sur les condiments importés pour saisir l'occasion de franchir une étape significative dans sa stratégie de croissance.

Afin d’élargir sa part de marché, la direction a décidé de produire, il y a quelques mois, des moutardes naturelles, non bio, pour le segment régulier des épiceries. Élisabeth Bélanger, présidente-directrice générale de la société, souligne que de plus en plus de personnes sont sensibilisées à l’importance de l'achat local afin de maintenir ou d’augmenter le nombre de travailleurs.

«Aux huiles fabriquées ici se sont ajoutés les sels de mer, des vinaigres et des moutardes représentant une diversité de 59 produits.» Mme Bélanger confie que les gens aiment bien manger et que les acheteurs sont ouverts aux produits canadiens proposant moins d’additifs ou d'agents de conservation.

De quatre employés en 1993, l’entreprise en compte aujourd’hui 37. La présidente fait observer qu’un projet d’agrandissement du site de production est à l’étude et qu’il pourrait se concrétiser dans un laps de temps assez court.

Bernard Stylé, le fondateur de l’entreprise le fondateur gérait à l’origine un magasin d’alimentation naturelle dans le Vieux-Québec et avait commencé à importer plusieurs variétés d’huiles bio pour ses clients. «Dans les années 1980, il y avait de bonnes farines et de bons sucres, mais il n'y avait rien de particulier pour les huiles.» Bernard Stylé a ouvert la première huilerie artisanale, certifiée bio, de l’est du Canada à Québec en 1989. L'entreprise a été rachetée par son père, Florent Bélanger, en 1992.