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Se lancer dans la cuisine de rue!

Chien Sossis, un nouveau venu

Publié le 13 juin 2018

Vincent Isabel en est à première saison avec le food truck Chien Sosis

©Photo Métro Média – Marilyn Préfontaine

L’engouement pour les camions-restaurants se fait ressentir partout sur la planète. Québec n’y échappe pas et plusieurs entrepreneurs d’ici choisissent de se lancer dans l’aventure. 

Par Marilyn Préfontaine

On n’est pas tous des restaurateurs, le food truck, c’est un domaine à part.

Vincent Isabel, copropriétaire de Chien Sossis

Vincent Isabel et son associé, Hugo Bernier, viennent tout juste de plonger dans l’aventure de la cuisine de rue avec Chien Sossis, un nouveau camion de rue. « J’étais guide accompagnateur en tourisme, j’ai tout laissé pour me lancer là-dedans », raconte M.Isabel. Il faut dire qu’il a un mentor et associé solide. Il est copropriétaire du camion avec Hugo Bernier, chef propriétaire du restaurant et du camion de rue La Cuisine du marché qui est sur la route depuis trois ans. Devant la demande grandissante, M. Bernier souhaitait ouvrir un deuxième camion avec un concept différent. « C’est le temps de le faire, j’avais une offre sur un plateau d’argent », soutient M. Isabel.

Pas si simple qu’on le croit!

La cuisine de rue peut paraître simple, mais elle nécessite beaucoup de préparation. Notamment la transformation du camion en tant que tel. « On a trouvé le camion à Rimouski, on l’a tout refait nous-mêmes, c’est beaucoup de travail », soutient M. Isabel qui a acquis le véhicule motorisé en octobre 2017. Les tâches sont aussi différentes d’un restaurant fixe, il y a plus à penser. «  Il faut tout avoir avec nous ! Un food truck, c’est beaucoup de travail de préparation avant et beaucoup de nettoyage après », raconte ce dernier qui consulte ses listes pour ne rien oublier la veille d’un événement.

Se distinguer

Devant la popularité grandissante pour la cuisine de rue, le nombre de camions est croissant et il est nécessaire de se différencier de l’offre actuelle. Chien Sossis a décidé de se spécialiser dans le hot-dog de luxe, une niche qui n’était pas encore beaucoup exploitée à Québec. « On a fait notre travail de recherche », explique le nouveau proprio qui propose de trois à cinq hot-dogs gourmands selon les sorties.

« On fait toutes nos saucisses maison au restaurant La Cuisine du Marché et on intègre des produits locaux. » Le hot-dog se voulait aussi un choix bien pensé pour sa rapidité d’exécution. « On ne voulait pas que les gens attendent longtemps, les hot-dogs demandent moins de préparation. », ajoute-t-il. « On veut des files, mais qui ne durent pas longtemps! »

Les défis

Le beau temps est un facteur important pour les opérateurs de camions de rue. « La température, ça change la donne! Ça joue toujours un rôle pour savoir combien d’employés on aura besoin. On essaie de calculer, mais c’est dur à prévoir.» La gestion des employés est aussi différente de la restauration classique. « On a beaucoup d’employés pour cette saison, mais ce sera à recommencer chaque année. »

Un monde à part

On l’a entendu, il existe une petite rivalité entre les restaurateurs et les opérateurs de camions de rue. Toutefois, entre camions, c’est l’entraide qui prime. « Tout le monde est en symbiose, on s’encourage. C’est une petite communauté et tout le monde est proche. »

Chien Sossis ne dispose pas du permis de la ville de Québec octroyé dans le cadre de la deuxième saison du projet pilote de cuisine de rue. Toutefois, il sera présent dans les festivals et événements ainsi que fréquemment au Quai Paquet, du côté de Lévis. Pour savoir où se trouve le camion de rue cet été, il suffit de le suivre sur les médias sociaux. 

Deuxième année du projet pilote

La deuxième saison du projet pilote de cuisine de rue est lancée à Québec! Cette année, trois camions-restaurants font partie de l’aventure: Zèbre Mobile par Côtes-à-Côtes Traiteur, L'Express Gourmet cuisine de rue et Saga Nomade.  

C’est à l’été 2017 que la Ville a démarré le projet pilote auquel le Côtes-à-Côtes a pris part. Après discussions entre les participants et la Ville, plusieurs changements ont été apportés pour cette seconde édition.

«L’an passé, le projet pilote était très rigide, il faillait être sur un site pendant une semaine complète et les communications se faisaient par la Ville. Il y a avait des malentendus. Cette année, c’est nous qui disons où nous sommes», explique Nicolas Lavigne, propriétaire du camion de rue Côtes-à-Côtes.

Outre les communications et la flexibilité d’horaire, plusieurs sites ont aussi été ajoutés dans les parcs municipaux et sur certaines rues, pour arriver à un total de 12 emplacements. «Cette année, le changement de site sera plus facile et il n’y a plus d’attribution, c’est premier arrivé, premier servi. On a fait une belle enjambée», précise M. Lavigne. Les restaurateurs sont donc libres de déterminer eux-mêmes les moments de leur présence parmi les sites autorisés.

Plus d’endroits permis à tous

Les autres camions de rue qui ne font pas partie du projet pilote sont autorisés à se déplacer dans les festivals, événements et terrains privés. Cette année, aucun permis n’est non plus nécessaire pour s’installer sur une propriété privée située dans une zone industrielle, un parc industriel ou une zone autorisant des activités récréatives comme l’Aquarium du Québec ou le Parc de la Chute-Montmorency.