19:45 23 septembre 2022 | mise à jour le: 23 septembre 2022 à 19:45 Temps de lecture: 3 minutes

Huée, la CAQ quitte la manifestation pour le climat

Les candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ), y compris le ministre de l’Environnement Benoit Charette, ont quitté la manifestation pour le climat sous les huées des manifestants. Le parti cite «des enjeux de sécurité».

Quelques dizaines de minutes après avoir fait son apparition auprès des manifestants, le ministre Charette a dû rebrousser chemin sous les injures et les hurlements contre sa formation politique. Il était accompagné notamment de la ministre responsable de la Métropole Chantal Rouleau et du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon.

«On tenait à être présents pour démontrer toute l’attention qu’on porte aux dossiers environnementaux, a expliqué le ministre Charette. Je pense qu’on a un bilan qui est plus qu’intéressant.»

Le parti Québec solidaire (QS) a reçu quant à lui un accueil chaleureux des manifestants, notamment des étudiants présents lors de la manifestation. Les deux porte-paroles, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, étaient présents lors de la marche. Le Parti québécois était aussi sur place, mais sans son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui présenterait des symptômes grippaux.

La mairesse de la Ville de Montréal, Valérie Plante, a aussi fait son apparition avant le début de la marche. Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Aref Salem, a aussi pris part à la marche.

«Pour moi, Manon Massé, tout le monde a sa place [dans la marche], mais faut être cohérent, faut être constant et les jeunes sont tannés d’avoir des gens qui n’ont pas cette cohérence et cette constance», a expliqué Manon Massé.

Des milliers de personnes pour le climat

Bien qu’il soit difficile pour le moment d’estimer le nombre de personnes sur place, plusieurs milliers de manifestants étaient sur les lieux.

Avant le début de la marche, des allocutions de personnes autochtones ont eu lieu au pied du monument du parc du Mont-Royal. Dénonçant la pollution de leurs terres et l’importance de préserver l’environnement, elles ont marqué le début de l’événement, le tout rythmé par des chants traditionnels devant la foule. Peu après 14h, la foule s’est progressivement dirigée vers le centre-ville.

L’événement d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre de l’appel mondial lancé par le mouvement Fridays for Future. Plus de 86 000 étudiantes et étudiantes de même que 13 750 travailleurs et travailleuses, ainsi que plusieurs centaines d’organisations communautaires, se sont mis en grève à travers le Québec pour la justice sociale et climatique.

Parmi ses revendications, la coalition demande la sortie complète des énergies fossiles d’ici 2030 ainsi que la taxation de la richesse pour financer le tissu communautaire.

«C’est un enjeu de justice sociale […] les personnes les plus vulnérables sont les premières affectées par les effets des changements climatiques, explique la porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme. Ces enjeux-là sont liés et on ne peut pas les prendre séparément.»

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