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12:49 15 septembre 2022 | mise à jour le: 15 septembre 2022 à 12:49 Temps de lecture: 5 minutes

La mobilité et la sécurité alimentaire au centre des demandes de la CMQuébec

La mobilité et la sécurité alimentaire au centre des demandes de la CMQuébec
Photo: Benjamin Aubert/MétroBruno Marchand entouré de Gilles Lehouillier (maire de Lévis), Sébastien Couture (préfet de la MRC de la Jacques-Cartier), Lina Labbé (préfète de la MRC de L’Île-d’Orléans) et Pierre Lefrançois (préfet de la MRC de la Côte-de-Beaupré)

Pour la première fois depuis 2016, les représentants de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQuébec) ont tenu un point de presse commun jeudi. La grande occasion : une toute première liste d’épicerie électorale marquée par des demandes liées à la mobilité et à la protection des terres agricoles.

Cette première marque le souhait des représentants des vingt-huit municipalités de la région de «mieux travailler ensemble». Ainsi, les élus aimeraient notamment avoir davantage de soutien du gouvernement afin de limiter l’empiétement sur les milieux naturels et agricoles, de consolider la croissance dans les milieux urbains existants, d’accélérer la mise en valeur des milieux naturels, obtenir une aide financière de afin de réaliser des plans de développement de communauté nourricière. Ils souhaitent également le renouvellement et la bonification de la contribution gouvernementale à la remise en culture des terres en friche lors de la prochaine Entente agricole et agroalimentaire de la Capitale-Nationale et Lévis.

Côté transports en commun, une aide financière d’environ 2 M$ est demandée afin de permettre une harmonisation des tarifs de transports en commun. «On souhaite aller vers un tarif unique pour tous. On n’est pas fermé à l’idée d’une fusion, mais on part avec un petit scepticisme. On pense que même si nos réseaux sont indépendants, on peut bonifier notre service et la convivialité», a notamment mentionné le maire de Québec Bruno Marchand, qui occupe également le rôle de président de la CMQuébec. «Avec deux millions par année, on pourrait faire une avancée incroyable. Ce n’est pas une affaire de dizaines de millions. Avec peu d’argent, on peut se réorganiser avec pas mal plus d’efficacité et une tarification unique qui convaincra les gens à utiliser davantage les transports en commun», a ajouté pour sa part le maire de Lévis et vice-président de la CMQuébec, Gilles Lehouillier.

Le projet-pilote de navette fluviale qui a vu le jour entre le Vieux-Port et Sainte-Anne-de-Beaupré, qui fut «une très bonne expérience au-delà des espérances» selon Pierre Lefrançois, préfet de la MRC de la Côte-de-Beaupré, a aussi inspiré les élus. Ceux-ci aimeraient que celui-ci soit reconduit et amélioré en ajoutant d’autres navettes à l’île d’Orléans, au quai Paquet ainsi que dans Bellechasse. «Cela créerait des déplacements en transport actif. Souvent en famille, le problème ce n’est pas d’aller à l’Île, c’est de revenir. Là, les parents pourraient dire “On va embarquer dans la navette qui va nous ramener!” et les gens vont aimer ça», a expliqué M. Lehouillier.

La liste complète des demandes

  • Investir 15 M$ sur 10 ans pour limiter l’empiétement sur les milieux naturels et agricoles et consolider la croissance dans les milieux urbains existants.
  • En collaboration avec la CMQuébec, établir un dialogue entre les municipalités de la région métropolitaine et celles de la zone d’influence métropolitaine forte, afin d’identifier et de déployer des solutions pour mieux encadrer la croissance urbaine et limiter l’empiétement sur les milieux naturels et agricoles dans la zone périmétropolitaine.
  • Accélérer l’acquisition et la mise en valeur des milieux naturels et d’espaces pour l’accès aux lacs et cours d’eau en investissant 40 M$ sur 10 ans.
  • Pérenniser le financement des infrastructures et services de transport collectif, notamment le transport adapté.
  • Bonifier l’aide financière à la réduction tarifaire consentie sur le laissez-passer de transport métropolitain.
  • Pérenniser le projet-pilote de navette fluviale entre le Vieux-Port de Québec et le quai de Sainte-Anne-de-Beaupré et son financement.
  • Remplacer progressivement la baisse des revenus provenant de la taxe sur les carburants pour assurer un maintien et une augmentation des investissements publics en transports collectif et actif.
  • Assurer une bonification du ratio des investissements dédiés aux infrastructures et services de transport collectif et actif versus au réseau routier dans la région métropolitaine.
  • Créer un fonds dédié et assurer un financement conséquent des infrastructures et service de transport collectif et actif à l’échelle métropolitaine.
  • Investir de façon marquée dans le développement de pôles d’innovation en matière d’agriculture urbaine et de sécurité alimentaire.
  • Accorder aux municipalités du territoire de la CMQuébec une somme totale de 1,1 M$ afin de réaliser des plans de développement de communauté nourricière.
  • Renouveler et bonifier à 7 M$ sur 10 ans la contribution gouvernementale à la remise en culture des terres en friche dans le contexte de la prochaine Entente agricole et agroalimentaire de la Capitale-Nationale et Lévis.
  • Reconduire le Fonds québécois en innovation sociale (FQIS), bonifier à 12 M$ l’enveloppe accordée à la région de la Capitale-Nationale et bonifier l’enveloppe accordée à la région de Chaudière-Appalaches (et plus particulièrement à la Ville de Lévis) à 6,4 M$ afin de tenir compte de l’évolution des besoins et de l’augmentation des coûts liés à l’accessibilité et la disponibilité des services.

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